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Smartviser a besoin de 500 000 euros pour recruter
Rennes # Services # Levée de fonds

Smartviser a besoin de 500 000 euros pour recruter

En phase d'accélération, la start-up numérique rennaise experte en tests d'utilisation de terminaux mobiles et objets connectés renforce son équipe. L'entreprise prépare une levée de fonds d'un demi million d'euros.

Pour « accélérer » son développement, la start-up rennaise Smartviser prépare une levée de fonds de 500 000 euros à horizon 2017-2018. « Il faut l'anticiper », souligne Gilles Ricordel, dirigeant fondateur de cette société innovante, qui propose des tests automatisés de terminaux mobiles. Objectif : renforcer son équipe actuelle de 11 salariés, avec des profils techniques et en marketing, support client avant vente... « Cinq postes sont ouverts cette année. » Leurs clients sont les opérateurs téléphoniques, les constructeurs de matériel, mais aussi les médias et autres sites web de tests qui veulent comparer du matériel comme LesNumériques.com, son premier contrat. « Nous leur permettons de se débarrasser de tests manuels et imprécis. »

Des ex-Renesas en rebond

Gilles Ricordel a lancé Smartviser il y a tout juste deux ans avec quatre anciens collègues de Renesas. Majoritaire avec Xavier Frère, Gilles Ricordel s'est entouré de Pascal Vilboux, Renaud Grandbien et Sylvain Hamard. Ensemble, ils ont investi 120 000 euros, en plus de prêts d'honneur pour 110 000. « Notre objectif est de devenir la référence des tests automatiques orientés expérience utilisateur », ambitionnent ces entrepreneurs rennais qui misent bien évidemment sur tous les systèmes connectés type IoT. Aujourd'hui, ces tests se font encore très manuellement. « Notre concept repose sur l'utilisateur virtuel, notre "viser", un robot qui se comporte comme un utilisateur dont nous sommes capables d'automatiser toutes les tâches. » L'avantage, au-delà des gains de productivité, est la répétition de tâches quasiment à l'infini. Smartviser peut ainsi tester la mesure d'un débit, la vitesse d'un transfert, une batterie, la fiabilité d'un téléphone, par exemple, éprouvé par des milliers d'appels, d'envois de SMS automatiques, de jeux, de prises d'images, de sons... « Chaque scénario de tests correspond à un usage », décrypte Gilles Ricordel qui permet ainsi de comparer des réseaux. Il est d'ailleurs en train de monter un partenariat avec le groupe rennais Astellia, son équivalent sur les infrastructures. Smartviser a déjà signé avec SFR et Orange en France, Elisa en Finlande (le nº2 du pays), Auchan Mobile et Boulanger. Une vingtaine d'autres clients prestigieux sont en vue, dont Samsung, Wiko, LG, Motorola. L'international en ligne de mire. Après un chiffre d'affaires insignifiant (80K€) en 2015, l'entreprise devrait dépasser les 500 000 euros en 2016 ; « 85 % étaient déjà réalisés au 30 juin... » Elle veut approcher le million en 2017 et dix millions à cinq ans, avec 30 salariés, pour un marché global estimé à 135 millions d'euros et d'un millier d'opérateurs dans le monde.

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