SLCA : Des capots moteurs pour Skylander
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SLCA : Des capots moteurs pour Skylander

Composites Filiale de rang 2 du groupe Safran, l'équipementier aéronautique travaille pour les plus grands constructeurs. Dès cette année, il devrait produire les premiers capots du SK 105, l'avion fabriqué par Geci Aviation sur la base de Chambley.

Filiale d'Aircelle, elle-même filiale, pour la branche équipement, du groupe Safran, SLCA est un spécialiste des écostructures en composite. Expert industriel dans ce domaine depuis plus de 30 ans, SLCA s'affiche comme l'un des partenaires et fournisseurs des plus grands noms de l'aéronautique. Son coeur de métier se concentre sur la définition de besoins, la conception et la production d'éléments en composite pour les avions de ligne, les avions régionaux, les avions d'affaires et les hélicoptères. L'entreprise travaille notamment avec Eurocopter (capots moteur NH90, dilueurs de jet Super Puma, baies électroniques Tigre et NH 90...), Aerolia (trappes de train avant et aménagement de postes de pilotages A 330/A 340), sa maison mère Aircelle et désormais Geci aviation qui fabrique le Skylander SK 105 sur la base de Chambley. SLCA a récemment été retenue pour fabriquer des capots moteurs. Deux exemplaires sortiront du site de Florange dès cette année.




Stratégie d'achats

Pour fabriquer tous ces produits, la société a établi une stratégie d'achats. Le montant annuel des achats s'élève à 13M€, répartis entre la chaudronnerie (4,2M€), l'usinage métallique (3,2M€), les composites (4M€), les équipements (1,5m€) et les fixations (600.000 €). Un millier de fournisseurs sont répertoriés. SLCA essaye d'avoir un taux de dépendance entre 5 et 30% vis-à-vis de ses fournisseurs. «Nous fonctionnons par le biais de contrats à moyen terme, réactualisés chaque mois avec nos fournisseurs. Pour certains équipements de cabine, qui dépendent de la volonté d'aménagement de la compagnie, nous ne disposons que de quelques semaines entre la commande qui nous est passée et la livraison. Aussi, nous devons anticiper», indique Cédric Picard du service achats. «La gestion des commandes et de la fabrication des aménagements de postes de pilotage demande beaucoup d'agilité et de souplesse», reprend en écho Thierry Martin, directeur technique de SLCA. Pour certains programmes, notamment pour le Skylander, l'entreprise est libre du choix et de la qualification de ses fournisseurs. Pour les autres, elle doit s'appuyer sur les procédures clients et le pré-requis est d'être certifié EN 9100. «La qualification SLCA vaut une qualification groupe et inversement», insiste Cédric Picard. Pour lever cette contrainte, la société songe à mettre en place des partenariats de co-développement de process et produits, générant une copropriété de technologie.




De la R & D à la R & T

Car au-delà de la R & D, SLCA travaille déjà à des projets de R & T, pour recherches et technologies. Certains sont déjà en cours avec les pôles de compétitivité fibres et Matéralia. «Nous travaillons aussi sur l'infusion des tissus, les procédés thermoplastiques, les contrôles non destructifs, comme la thermographie ou déflectométrie. Un projet est en cours sur la conductivité thermique et électrique. Et un autre projet qui démarre avec PSA, doit permettre de mieux prévoir les caractéristiques des matériaux. Avec la taxe carbone, l'enjeu est de taille», énumère Thierry Martin. Enfin, SLCA réfléchit à des résines dépétroléisées, afin d'anticiper la déconstruction des matériaux en fin de vie. Le domaine technologique des composites irrigue désormais tout le groupe avec la création d'une entité centrale, Safran Composite, pour coordonner les activités en amont, ainsi que la recherche académique. «La synergie est un point important», souligne Thierry Martin.

SLCA



(Florange) Effectif: 200 personnes dont 150 à Florange CA: 30 à 35M€

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