Simba Santé², deuxième clap. La société d'investissement, qui a injecté des fonds depuis 2012 dans 6 medtechs du territoire (dont Vetbiobank, Pasolo.com, 1001 pharmacies, NeoMedLight) pour un montant global de 830 000 euros, s'est muée en Simba Santé². Une structure jumelle qui vise d'ici à 2018 jusqu'à 3 millions d'euros de participations dans des start-up et TPE régionales à fort potentiel de croissance. « Nous n'avons pas de candidat idéal. Nous "chartons" des entreprises du territoire, positionnées sur des projet de santé, ayant des besoins de fonds propres entre 100 000 euros et 1 million d'euros, des équipes constituées stables et affichant un projet de croissance que l'on peut accompagner. Nous voulons vraiment être présents aux côtés des dirigeants retenus », résume Sébastien Bonte, co-fondateur de Simba Santé² et dirigeant de Angelor (société d'investissements lyonnaise multi-secteurs).
Sublimed et Neuronax
Simba Santé², lancé en milieu d'année avec 17 associés, s'est déjà fait la main en investissant 370 000 euros dans deux start-ups. Sublimed à Grenoble, qui développe un dispositif médical contre la douleur et la biotech Neuronax, en Auvergne, qui met au point un médicament permettant la régénération des neurones. « Nous pourrions investir dans deux autres structures de type medtech dans les prochaines semaines, possiblement aux côtés d'un acteur institutionnel », relève Guillaume d'Arcy, président de Simba Santé², par ailleurs directeur du financement des projets chez Aguettant. Acteurs institutionnels (banques, assurances) qui pourraient donc entrer au sein de Simba Santé², ce qu'espèrent ses fondateurs.
40 à 50 dossiers depuis la création de Simba Santé²
« L'arrivée d'une banque ou d'une société d'assurance parmi les associés nous aiderait en effet à nous structurer », estime Sébastien Bonte. En attendant, le nombre de dossiers reçus et traités par Simba Santé² explosent. « Environ 40 à 50 entreprises de la région nous ont déjà approchés depuis le milieu de l'année », explique Guillaume d'Arcy. S'ensuit un processus de sélection à plusieurs étages comprenant des rendez-vous avec les associés de ce véhicule d'investissement spécialisés sur les secteurs concernés. Dès lors qu'une prise de participation est décidée, la direction de Simba Santé² lance un appel de fonds auprès de possibles nouveaux entrants, dont chacun se doit d'apporter au minimum 20 000 euros. La majorité des associés du Simba Santé - première génération - a intégré la nouvelle entité dont François Guillemin, ex-de Mérial, qui est à l'origine du projet. « Nous sommes une structure très collégiale », insiste Guillaume d'Arcy. « Nous mettons en commun notre expérience et nos réseaux au service des entrepreneurs que nous accompagnons ».