Haute-Garonne
Si vous étiez président, que feriez-vous pour les entreprises ?
Haute-Garonne # Politique économique

Si vous étiez président, que feriez-vous pour les entreprises ?

Bernard Gatimel et Marie-Armelle Bories, dirigeants du groupe GB et de Dralam Technologies, se sont prêtés au jeu du "Moi, Président". Voici les mesures qu'ils proposent.

Bernard Gatimel, président du groupe GB (société régionale de BTP, 410 salariés, 109 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016)

« Je rendrais le recours à l'apprentissage obligatoire. Car la première préoccupation que nous avons aujourd'hui, c'est l'emploi. L'apprentissage me semble une réponse adaptée pour résoudre une partie du problème du chômage : si l'on forme les jeunes, y compris sur des activités manuelles, et qu'on leur garantit un emploi à la clé, c'est mieux que de payer les frais du chômage sans rien faire pour eux. Pour inciter le développement de l'apprentissage, je l'imposerais aux entreprises, avec des quotas en fonction des effectifs, et j'accompagnerais cette mesure d'un allègement de charges. Dans les années 50, surtout dans les métiers manuels, la voie de l'apprentissage était dans la culture française. Aujourd'hui, 95 % des jeunes passent le bac. Mais, pour certains métiers comme le BTP, ils feraient mieux de choisir la voie de l'apprentissage. Dans notre groupe régional GB, nous comptons chez nous six à sept apprentis. »

Marie-Armelle Bories, co-gérante de Dralam Technologies (10 collaborateurs, 700.000 de chiffre d'affaires)

« Je diminuerais les contraintes juridiques qui assaillent les entreprises, en m'appuyant sur la responsabilité des chefs d'entreprise et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Et je favoriserais la sélection d'entreprises dans des appels d'offres publics grâce à ce critère de RSE. Exemple : si telle entreprise est labellisée ISO26000, elle sera mieux positionnée pour accéder à tel marché. Je rendrais également plus vertueuses les relations entre le tissu industriel et les grands groupes ; que ces derniers se préoccupent de l'écosystème des PME et TPE, qu'ils leur donnent davantage de visibilité, etc. Je reverrais la fiscalité de manière à réduire l'impact des passages de seuils à 10, 20, 50 employés. Car aujourd'hui, ces effets de seuils engendrent des coûts très élevés. Et je simplifierais le sujet de la pénibilité au travail. La pénibilité est un vrai problème, mais ce qui a été mis en place est une usine à gaz pour les TPE-PME. »

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