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SFAM ou l'ascension fulgurante d'un courtier de la téléphonie et du multimédia
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SFAM ou l'ascension fulgurante d'un courtier de la téléphonie et du multimédia

Téléphonie. Le leader français de l'assurance courtage pour les produits de téléphonie et multimédias, SFAM (CA 2016 : 135M€ ; 400 salariés), veut atteindre le milliard d'euros de CA d'ici 5 ans.

Avec ses 400 salariés et encore 150 à 200 recrutements prévus d'ici les six prochains mois, le groupe SFAM est en plein croissance sur le marché de la téléphonie mobile et du multimédia. Il a même réalisé une croissance de 1 800 % au cours des cinq dernières années. « Nous augmentons nos effectifs tous les mois. Alors que nous étions présents jusqu'ici sur quatre sites, nous avions l'ambition de regrouper l'ensemble des salariés sur un même lieu pour gagner en efficacité »., explique Sadri Fegaier, président de ce groupe de l'assurance affinitaire. Une réussite pour ce chef d'entreprise de 35 ans, qui avait commencé sa carrière avec un BTS en assurance et 50.000 francs en proche, en ouvrant une boutique SFR à Romans... Son nouveau siège social de 8 000m², entièrement vitré et toujours situé à Romans, représente un investissement de plus de 10 millions d'euros. « L'objectif est d'accueillir les salariés dans de bonnes conditions, avec une salle de restauration gratuite, une salle de sport. Il était important pour nous d'avoir de nouveaux équipements pour gérer 1,5 million de clients et près de 2 500 distributeurs », précise-t-il.

Des visées à l'international

La société vise plus de 200 millions d'euros dès 2017, et un milliard d'euros d'ici à cinq ans. Avec, au menu, une croissance à l'international. Jusqu'ici présent en France et en Belgique, SFAM s'apprête à ouvrir dès ce mois-ci un bureau en Espagne, pour accompagner la commercialisation de ses produits par l'un de ses distributeurs, la Fnac. « Nous prévoyons également d'entrer sur le marché suisse et italien, mais nous sommes à la recherche de compagnies d'assurances partenaires en Suisse car les réglementations sont différentes », précise le P-dg. Depuis son entrée en Belgique en avril 2016, le groupe a réalisé plus de 50 000 ventes. « C'est un marché en pleine progression, où les consommateurs sont très demandeurs de solutions d'assurance ». En janvier dernier, la société a également annoncé la prise de participation minoritaire du fonds d'Edmond de Rothschild, Winch Capital 3. Une occasion de booster ses développements à travers l'Hexagone, et d'étudier notamment des projets de croissance externe. « Un projet d'acquisition est en cours. Nous pourrons en dire plus d'ici quelques semaines », glisse Sadri Fegaier.

Une diversification de l'offre

D'abord spécialisée dans le domaine de la téléphonie, avec des partenariats avec les grands opérateurs (SFR, Orange, Virgin...), la société a étendu son offre aux secteurs des objets connectés et de l'optique (enseignes Afflelou), en proposant des assurances multirisques casse et perte. Elle s'est également tournée vers les services en 2014, à travers la création de deux filiales : la société Foriou, qui propose des cartes de fidélité et la société Smarphone Recycle, qui commercialise un service de recyclage de produits techniques. « Face à l'augmentation des vols et au prix des écrans, les consommateurs voulaient assurer leurs produits multimédias. Or, l'assurance tous risques n'existait pas dans ce domaine ». C'est en travaillant avec de grands assureurs tels que les groupes MMA ou Axeria, filiale du groupe April, que la société SFAM a mis sur pied des contrats allant de 3 à 15€ par mois, renouvelables chaque année. Depuis six ans, elle a développé une offre pour répondre aux besoins dans le domaine de l'optique. « D'autant plus que dès 2017, il faudra deux ans pour renouveler une paire de lunettes auprès de sa mutuelle ». Si la société ne communique ni son résultat net ni son Ebitda, elle mise avant tout sur le volume de ses ventes pour assurer la rentabilité de son offre. « Nous commercialisons nos solutions auprès de 1,5 million de clients, avec près de 10 000 nouvelles ventes par mois ». Selon lui, les fraudes restent à la marge, bien qu'aucun chiffre ne soit communiqué. Face à lui, la concurrence existe mais de manière morcelée. « Certaines compagnies ont tenté de copier notre offre, mais ont arrêté ou été rachetées, ce qui fait que nous n'avons en face de nous aucune offre similaire au niveau européen ».

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