La Société française d'aromatiques (SFA) Romani, qui produit des compositions et concentrés destinés aux industriels de la cosmétique et de parfumerie, était en Turquie, du 14 au 18juin. Ce voyage, organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de la Côte d'Azur, a permis à l'entreprise qui réalise 93% de son chiffre d'affaires à l'export, de renforcer son assise aux portes de l'Asie.
La voie de l'export
Il faut dire que la CCI est presque le tour-opérateur officiel de SFA Romani. «Louis Solari, ancien responsable export à la CCI et Gisèle Beretti, actuellement en poste, nous ont traînés partout», s'amuse Viviane Romani-Caruso, dirigeante qui a fait décoller l'entreprise familiale à l'international. En 1980, elle rachète en effet la société, créée par son père Rodrigue en 1963. Positionnée sur le créneau de la parfumerie de niche, l'entrepreneuse est alors consciente que «les grands professionnels français ne travaillaient qu'entre eux. La seule solution pour démarrer, c'était d'exporter». Viviane et son époux écument donc les salons, sollicitent les missions économiques et enchaînent les voyages ciblés. La Thaïlande et l'Amérique Latine sont les premiers marchés qui s'ouvrent aux azuréens. Depuis le Moyen-Orient et l'Europe se sont offerts à l'entreprise basée à Saint-Cézaire-sur-Siagne, qui emploie aujourd'hui cinquante personnes, parlant une demi-douzaine de langues.
2M€ investis en 2009
Plus de 90% des 10,5M€ de CA découlent des facturations enregistrées à l'étranger. Résultat, l'entreprise a pâti de l'état de l'économie mondiale. L'année dernière, en février, Viviane constatait une baisse de son CA d'environ 30%. Malgré ce coup dur, la société a fini l'année avec une croissance de 3,5%. «Nous avons eu une belle trouille, c'est la première fois que nous étions dans cette situation depuis 40ans. Je ne sais pas où nous serions allés chercher les contrats si la crise avait duré plus longtemps», souffle la dirigeante, habituée à des croissances annuelles d'environ 15%. Une situation qui ne l'a pas empêché d'investir 2M€ en 2009 pour agrandir et mettre ses usines aux normes. En mai dernier, l'entrepreneuse enregistrait une croissance de 40% par rapport au même mois un an plus tôt. De quoi remonter le moral des troupes, bien que Viviane Romani garde la tête froide: «je ne sais pas si nous tiendrons ce niveau, avec 20% de croissance en fin d'année, nous serions déjà bien heureux».
La Société française d'aromatiques Romani a participé au déplacement vers la Turquie organisé par la CCI en juin. L'occasion de renforcer sa politique d'exportation, pour la SAS qui réalise 93% de son chiffre d'affaires hors des frontières françaises.