Scopelec : Le groupe revoit son organisation
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Scopelec : Le groupe revoit son organisation

L'enjeu Passé de 100 salariés à plus de 1.600 en une décennie, Scopelec a vu son organisation se complexifier au fil des rachats. Pour assurer sa performance de demain, il redéfinit sa gouvernance actuelle.

Le groupe Scopelec s'est choisi un nouveau secrétaire général. Patrick Pradel, après avoir dirigé l'Union régionale des Scop de Midi-Pyrénées pendant quatre ans, remplace Bernard Bru parti à la retraite. Outre la supervision et l'animation des départements supports du groupe (DAF, DRH, directions juridique, QHSE, systèmes d'information, moyens généraux et communication) avec leurs directeurs respectifs, la fonction comporte un volet nouveau. «Avec le président Jean-Luc Candelon, nous sommes tombés d'accord sur la nécessité de revoir notre organisation interne globale pour intégrer de façon plus efficace les futures entités qui seront acquises», annonce-t-il. Si le nouveau secrétaire général confirme qu'un rachat pourrait se concrétiser à court terme, il se refuse à donner davantage de précisions : «Nous sommes en veille constante, dans un périmètre qui est celui de la stratégie de développement industriel définie par le président au début des années 2000.»




Mailler le territoire

La dernière décennie a en effet été marquée par de nombreuses opérations de croissance externe, répondant à la double nécessité, pour Scopelec, de mailler le territoire et de diversifier ses activités. «Notre métier historique d'intégrateur d'infrastructures télécoms est née en 1973 d'un contrat négocié avec les PTT. Avec l'essor de France Télécom, notre coopérative s'est développée à l'échelle régionale, explique Patrick Pradel. Au début des années 2000, notre donneur d'ordres unique qu'était France Télécom a encouragé ses sous-traitants à se regrouper pour diminuer le nombre de ses interlocuteurs. Aujourd'hui, nous sommes moins de dix entreprises de rang1 à travailler avec lui.» Mais, pour se faire une place et la garder, Scopelec a dû prouver sa capacité à se déployer sur le territoire. La croissance externe lui a permis d'atteindre le statut d'acteur national du marché des télécommunications. «C'était d'autant plus important que les marchés passés avec France Télécom sont triennaux et que leur renouvellement avait lieu en mai 2012. Globalement, la part de marché de Scopelec a augmenté, même si cela s'est fait de façon hétérogène. La région où nous avons le plus fortement progressé est Paris, où nous avons ouvert une agence de Scopelec en 2011. Sur 2013, elle devrait générer 20M€ de chiffre d'affaires sur un total de 170 à 180M€.»




Vers des activités connexes

Avec 15% de part de marché, le groupe revendique le statut de «premier fournisseur de France Télécom sur les réseaux fixes». Une dépendance qui n'est toutefois pas sans risque et qui pousse Scopelec à se diversifier. Dans son coeur de métier (sur la fibre optique, par exemple, où le groupe s'est ouvert à Bouygues, SFR et Free) mais aussi vers des activités connexes. «L'acquisition de sociétés de BTP spécialisées dans les réseaux d'électrification ou VRD est une piste», illustre le secrétaire général. S'il s'emploie à apporter une vision transversale à son groupe où coexistent quatre directions opérationnelles (correspondant au découpage des territoires) et des services supports, Patrick Pradel doit aussi préserver une certaine cohérence entre des entités sous statut Scop ou pas. «La maison-mère, ETETP et Sotem ont un statut coopératif, tandis que nos autres sociétés sont de droit commun. Or en France, contrairement à l'Espagne par exemple, il n'existe pas de cadre juridique pour les groupes coopératifs, qui sont donc obligés d'adopter des montages juridiques assez complexes, ne facilitant pas la cohésion.» D'où l'importance d'avoir ce qu'il appelle «une vision». «Chez Scopelec, on veut faire la démonstration que l'on peut, à partir d'un statut coopératif, se développer comme n'importe quelle entreprise classique. Mais, qu'en plus, le fait d'allier une stratégie marketing et marché à un management imprégné de valeurs coopératives et participatives, ça a un effet de levier sur la performance globale d'une entreprise.»

Groupe Scopelec



(Revel) Président : J.-Luc Candelon CA 2011 : 160M€ 1.600 salariés sur 45 sites 05 62 18 71 71 www.groupe-scopelec.com

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