Scop : Le modèle coopératif a le vent en poupe
# Création d'entreprise

Scop : Le modèle coopératif a le vent en poupe

La Région lance un nouveau dispositif d'aide aux entreprises coopératives. Dans le département, le Choletais concentre beaucoup de ces structures.

Elles sont 26 dans le Maine-et-Loire. Les Scop (Sociétés coopératives ouvrières de production) emploient 800 salariés dans le département. Le Choletais concentre une grande partie de ces établissements. On y trouve notamment le fabriquant de briques et de tuiles Bouyer-Leroux (350 salariés), société emblématique d'une transmission réussie. Ou encore Mateloc (125 salariés), loueur de matériel pour le BTP et l'industrie, émanation, en 1983, du rapprochement de deux sociétés liquidées. À La Tessoualle, la Comec (150 salariés), spécialisée dans la menuiserie et l'agencement, existe depuis 50 ans, tandis qu'Effireal, spécialiste du chanvre à Chemillé, a été reprise sous forme de Scop par ses 17 salariés fin 2010. Les Solidaires (cuisines, cheminées, BTP), mais aussi les trois Biocoop (vente de produits bio), complètent le tableau.




Le grand Ouest, terreau coopératif

Plus largement, le territoire ligérien compte 150 entreprises coopératives employant 3.300 salariés. «L'Union régionale des Scop (Urscop) de l'Ouest rassemble 20% des Scop françaises, ce qui témoigne du terreau coopératif que représente le grand Ouest», indique Alain Durand, président du réseau et dirigeant de Mateloc. Et le modèle a le vent en poupe. La région enregistre une augmentation de 20% des créations et reprises en Scop sur les cinq dernières années. Une dizaine de nouveaux établissements ont vu le jour en un an. Le modèle coopératif est de plus en plus choisi dans les secteurs des services à la personne, du conseil ou encore des nouvelles technologies.




Doubler la mise des salariés

Dans le but de promouvoir et d'intensifier encore leur développement, le conseil régional vient de lancer son nouveau dispositif d'aide «Capital Scop». Le principe? La Région prévoit d'aider les salariés - associés fondateurs à former le capital social de l'entreprise au moment de la constitution de la Scop ou de la Scic (Société coopérative d'intérêt collectif). Concrètement, elle double la mise des salariés, dans la limite de 5.000€ par bénéficiaire, et l'Urscop les accompagne dans la préparation du projet. Un soutien qui doit «permettre aux entreprises de démarrer dans les meilleures conditions possibles et de lancer des projets importants», souligne Alain Durand. Originales par leurs principes de fonctionnement et leur mode de gouvernance (entreprise détenue par ses salariés, gestion démocratique, réserves impartageables et définitives...), «les Scop correspondent à nos valeurs laissant une place beaucoup plus importante à l'humain, souligne Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional, en charge de l'économie. Elles sont rentables. Face aux crises, elles ont démontré leur capacité de résistance.» Plus généralement, le secteur de l'économie sociale et solidaire, dont la Scop apparaît comme la principale illustration, représente 13% de l'emploi dans la région.

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