Sceg : Le maçon bétonne ses positions
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Sceg : Le maçon bétonne ses positions

Investissement et recrutements pour le maçon Sceg à Caudan, qui voit son carnet de commandes s'épaissir.

«La promotion repart», constate Patrick Armand, président de l'entreprise de gros oeuvre Sceg à Caudan. Pourvue d'un carnet de commande de six mois et demi, la Société caudanaise d'entreprise générale (Sceg) a décidé d'investir 150.000€ dans un nouveau camion-grue. Tout en accélérant son rythme d'embauches. «Nous avons recruté cinq personnes pendant les deux derniers mois, l'embauche de deux personnes supplémentaires est en cours», remarque Patrick Armand. Positionnée sur la promotion immobilière et les marchés publics, la Sceg n'a réalisé que 30% de son activité avec le privé en 2009. «Il faut savoir remercier les gens qui vous font manger», glisse l'entrepreneur. «Au cours des deux dernières années, les sociétés d'HLM ont pleinement joué leur rôle dans le cadre du plan de relance. Lorient Habitat a accéléré son programme et sa production lorsque les promoteurs privés se sont retirés.»




Pas d'intérimaires

Une chance pour la Sceg, qui doit composer avec une structure lourde: 75 compagnons et 200.000 € de salaires et de charges salariales. Ici, tous les salariés sont en effet en CDI, la Sceg n'utilisant aucun sous-traitant capacitaire, ne recourant à des prestataires que pour les tâches extérieures à son coeur de métier: terrassement, peintures et flocage. «Nous ne faisons pas appel à des intérimaires, c'est un choix philosophique», résume Patrick Armand. Une option pas toujours facile à assumer face au redémarrage soudain de l'activité. Deux chantiers de la Sceg qui avaient été mis en pause reprennent.




Un effort pour du BBC

L'entreprise compte bien aussi s'appuyer sur le naissant marché BBC (Bâtiment basse consommation). Comme c'est le cas d'un de ses six chantiers en cours, qui mobilise sept personnes pour Lorient Habitat, rue de Kerfichant, en face de la clinique mutualiste de la Porte de l'Orient. «Même si ce n'est pas notre premier chantier en BBC, il s'agit du premier qui le sera véritablement», remarque Patrick Armand. «J'ai fait un effort sur le prix pour le décrocher, c'est de ma responsabilité de développer ce type de construction car les habitations occupent 40% de la dépense énergétique française. Il bénéficiera d'une forte inertie thermique, avec une isolation par l'extérieur et consommera moins de 50 Kwatts par m² par an. C'est quatre fois moins que ce que l'on faisait il y a cinq ans.»

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