Le nouveau robot manageur Smilio de Skiply fait plus que mesurer la satisfaction client. On connaît ces boitiers demandant l'avis de l'usager, dans les aéroports, dans les toilettes des stations-service... La jeune start-up Skiply passe le degré supérieur en intégrant des données précises, comme le manque de savon, les mauvaises odeurs, un besoin de nettoyage. « Nous sommes les premiers à l'automatiser en temps réel » affirme Jérôme Chambard, président et co-fondateur de Skiply. Ainsi, ce boitier envoie les données à son propriétaire via un serveur pour permettre à un opérateur d'intervenir rapidement. Jérôme Chambard imagine déjà bien d'autres applications pour Skiply, « nous sommes au début de cette découverte technologique. »
Il a ainsi signé des marchés auprès du mess de l'Armée de Terre, dans les aéroports de Grenoble et de Chambéry-Savoie. « Pour ces derniers, on pourra conclure que tel samedi à 14h, l'accueil a dérapé ou avertir que tel escalator est en panne. Aux prestataires de rectifier » avance cet ingénieur qui a remporté la Coupe de France en robotique. Skiply espère atteindre un million d'euros de CA d'ici deux à trois ans. En juin, la société a structuré son capital avec l'entrée de Jacques Lacroix, président-directeur général de Maped. « Cela prépare le terrain pour une levée de fonds de 800.000 ? d'ici novembre auprès d'institutionnels et de particuliers. ». Objectif : financer la croissance, notamment en lançant des phases d'industrialisation des logiciels, en investissant dans le marketing et la publicité afin d'améliorer le design du produit et faire connaître la marque.