Qu'est-ce qui a motivé ce rachat ?
Nous réalisons des couvercles, des cuves de four et de cheminées pour la sidérurgie. Nos clients fabriquent de l'acier à partir du minerai de fer ou de l'acier de récupération. Ils sont à 50 % à l'étranger, Belgique, Luxembourg, Espagne. C'est un marché de niche et notre production était subissait de fortes variations liées à un faible nombre de clients et à notre activité très spécialisée. Il fallait nous renouveler et chercher d'autres filières. En 2014, le chiffre d'affaires était de 1,5 million d'euros, en 2015, il a grimpé à 2,5. Avec cette hausse nous avons cherché à racheter des entreprises de fours, incinérateurs, cimenteries ou verres à reprendre dans notre secteur. Or Alpes Process à La Motte-Servolex était en vente. Son patron, Bruno Devauze part à la retraite. Cette société s'occupe du traitement des fumées par filtration ou chimique, elle est au bout de notre chaîne.
Qu'est-ce que vous en attendez ?
De nouveaux marchés. Nous intégrons le milieu de l'incinération industrielle. Alpes Process n'est pas présente dans le traitement des fumées en sidérurgie et SCCM peut proposer des pièces pour les fours d'incinération. Mais aussi, Alpes Process ne fabrique pas, nous pourrons usiner des équipements pour eux.
Quelles sont les perspectives ?
Nous reprenons leurs quatre salariés et Bruno Devauze nous accompagne jusqu'à la fin de l'année. Juste avant sa cession, l'entreprise a signé une belle commande de traitement des fumées d'un incinérateur au Koweït. Sur ce premier semestre, la prévision d'Alpes Process s'élève à 800.000 euros. Nous avons pris un risque avec cette transaction, il est déjà payant. Cette année, nous envisageons de retrouver notre niveau d'affaires, grâce à ce rachat. Nous éviterons une année de perte. D'ici six mois, nous allons embaucher un commercial pour mettre en place sur les deux structures, qui seront réunies dans les mêmes bâtiments à Cognin, un vrai service d'actions commerciales afin d'aller à l'export. Dès 2019, il nous faudrait conquérir des marchés en Suisse et en Afrique du Nord. Ils ont des besoins. Nous possédons un handicap, nous ne travaillons qu'avec des pays francophones du fait de l'absence de langue étrangère au sein de nos services. Pour nous diversifier et grossir, nous prospectons d'autres rachats.
SCCM (Cognin)
Dirigeant : Philippe Dupuy Salariés : 10 CA 2015 : 2,5 millions d'euros Tél. 04.79.62.19.63 www.sccm-fr.com