Jacques Kheliff,
directeurdu développement durabledu groupe Solvay
Pourquoi Solvay a-t-il décidé d'accompagner une dizaine de créateurs d'entreprise en Rhône-Alpes?
Tout d'abord parce que Rhône-Alpes s'impose comme le berceau du groupe, après que Rhodia a été racheté par Solvay. Cet engagement fait suite à la démarche de RSE initiée dans le cadre du projet groupe Rhodia Way, qui deviendra Solvay Way, dans le monde entier. Outre les aspects de management et de progrès contenus dans le référentiel Rhodia Way, nous avons souhaité aller plus loin en France en s'attaquant à la question du chômage. Nous nous sommes rapprochés de France Active, une association qui apporte des leviers financiers pour les entrepreneurs sociaux.
Quel a été votre rôle?
France Active a réalisé le travail de terrain pour détecter les bons projets et analyser leur potentiel. Solvay a apporté un financement de 50.000€ et nous avons participé à la sélection finale des projets. Nous avons découvert que beaucoup d'actions étaient envisageables avec les effets de levier financiers. Huit projets ont déjà été lancés. Quatre sont en cours. Le succès de cette démarche est acquis. Nous avons ainsi pu montrer en interne que ça fonctionnait.
Et après?
La deuxième étape est en réflexion. Elle s'oriente vers le mécénat de compétence. Beaucoup de nos salariés sont prêts à transmettre leur savoir. L'argent est certes important mais les conseils le sont tout autant. Accompagner les moins qualifiés au retour à l'emploi, ouvrir nos entreprises à des demandeurs d'emploi, favoriser l'apprentissage font partie des pistes de réflexion de notre démarche RSE pour2013 et2014.
- TROIS QUESTIONS