Les macarons, chocolats et autres pâtisseries de la SARL PM avancent sur trois fronts: boutiques, franchise et restauration hors domicile. Chargées de sucres rapides, les douceurs de Patrick Mesiano ont besoin d'un appui de poids pour tenir la distance. Elles l'ont trouvé du côté de la holding ISF Finaréa Zeta, qui vient d'investir plus de 400.000€ dans la structure. Pour adapter la gestion de l'entreprise, elle deviendra Patrick Mesiano SAS ce mois-ci.
Déjà un franchisé à Antibes
Il est loin le temps où, à sa création en 2007, l'enseigne n'était qu'une pâtisserie et un laboratoire à Beaulieu-sur-Mer. Depuis, la SARL dont les produits sont distribués à Nice ou Zurich a investi 250.000€ dans un laboratoire de 400m² à Carros et créé sa franchise. La première boutique a ouvert le 26juillet à Antibes. Les dirigeants, Patrick Mesiano et Guillaume Charon, espèrent en ouvrir deux à trois par an dès 2011, en France et à l'étranger. Pour cela, l'image de la société a été refondue, la boutique berlugane fermera d'ailleurs quelques jours en novembre pour se mettre aux couleurs de la nouvelle charte graphique. Mais le pâtissier ne se reposera pas que sur les autres. «Nous ne comptons pas arrêter d'ouvrir des boutiques en nom propre pour autant, précise Guillaume Charon. De plus, nos investissements renforceront la confiance de nos franchisés».
2,6 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012
Troisième volet du développement de la future SAS: la restauration hors foyer, commercialisée sous la marque Desserts et Tendances. Elle représente aujourd'hui 20% du chiffre d'affaires. Objectif à trois ans: atteindre les 40% des facturations. En 2012, le chiffre d'affaires devrait d'ailleurs atteindre les 2,6M€, contre 911.000€ en 2009. Une croissance qui sera notamment permise par l'outil de production. Car les 400m² de Carros ne sont aujourd'hui utilisés qu'à moins de 40% de leur capacité. Ils pourraient accueillir une trentaine de salariés d'ici à trois ans.
Les actionnaires historiques toujours majoritaires
« Le fait que nous ayons investi, pour un coût raisonnable, dans un outil de production ambitieux fait partie des points qui ont intéressé Finaréa », observe d'ailleurs le directeur commercial. Résultat, les actionnaires historiques possèdent toujours 65% de leur société et bénéficient d'un appui solide pour se «développer à leur rythme».