Sanacier : Le métallurgiste se donne des ailes
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Sanacier : Le métallurgiste se donne des ailes

Conforme à la stratégie de croissance et de diversification menée par le groupe GMD auquel elle appartient depuis 2002, la société Sanacier à Feurs - qui a été certifiée EN 9.100 - s'agrandit de 1.700m² supplémentaires en axant son développement sur le secteur aéronautique.

Même s'il subit actuellement un contexte difficile, notamment celui du secteur automobile, le groupe stéphanois GMD continue d'investir dans chacun de ses pôles pour se doter de nouvelles capacités de développement et de production, toujours dans des domaines diversifiés. C'est le cas pour son unité de Feurs, l'entreprise Sanacier, spécialiste du découpage-emboutissage. Une activité associée à d'autres prestations comme l'assemblage et la réalisation de sous-ensembles. Si les principaux clients nationaux et internationaux de Sanacier proviennent du secteur automobile (35%), de la construction électrique (25%), des constructeurs de poids-lourds, du loisir ou du bâtiment, l'entreprise a un portefeuille suffisamment varié pour ne pas être tributaire et dépendant d'un seul marché. D'autant qu'en décrochant haut la main (avec une note de 86 sur 100) la certification EN 9.100 en juillet dernier - certification qui s'ajoute au renouvellement de ses normes ISO 9.001 et ISO-TS 16.949 délivrées par l'UTAC- elle va pouvoir s'orienter vers le secteur aéronautique qui est l'axe fort de sa stratégie de développement. Un plus qui s'ajoute au rachat récent de la fonderie d'aluminium Sival dans la région de Dieppe.




Un gros travail d'équipe

Ce n'est donc pas un hasard si la direction de Sanacier a été confiée dès juin2006 à Philippe Lassablière, arrivé de Lyon où, durant quinze ans, ce spécialiste de l'aéronautique a eu la responsabilité d'un site spécialisé dans les éléments de transmission. Selon lui, ce nouvel enjeu était logique puisque «Sanacier était tout à fait capable d'aller conquérir ce type de marchés». Estimant que «la marche à franchir pour la certification aéronautique n'était pas trop compliquée, puisque toute la rigueur nécessaire était déjà acquise», et fort d'un système qualité performant déjà probant pour le secteur automobile via l'ISO-TS, le nouveau directeur de Sanacier reconnaît que l'effort fourni par l'ensemble des personnels aura duré près d'un an. «Ce qui est long surtout, c'est le démarrage», précise-t-il, en saluant le travail de tous les services (achat, projet, technique, production...) qui se sont impliqués à fond, certains bénéficiant de formations pour apprendre à gérer des dossiers en aéronautique. En interne, c'est notamment Emilie Ravel qui aura piloté la démarche de A à Z.Une jeune technicienne qualité recrutée à cet effet en septembre2007, après s'être formée par une licence à l'IDECQ de Saint-Étienne. «Je n'ai rencontré aucune réticence dans les différents pilotes, malgré le fait que cela a été mené en parallèle des heures de travail pendant une période déjà chargée. Nos commerciaux peuvent désormais aller vers des prospects auxquels ils ne pensaient pas», déclare-t-elle en gérant maintenant le suivi et l'avancement de ces améliorations. Un planning tenu au plus près, sachant que l'aéronautique a des exigences à part dans ses cahiers des charges, bien spécifiques vis-à-vis des standards.




Agrandissement

«Il y a besoin de beaucoup de relationnel direct pour rassurer les clients», estime Philippe Lassablière qui ne cache pas démultiplier les contacts avec des acteurs majeurs tels que le groupe Safran ou Zodiac. Alors que ces nouvelles perspectives se traduisent actuellement par un investissement d'1M€ dans des travaux d'agrandissement qui porteront la surface de 4.500 à 6.200m² d'ici quelques semaines, l'entreprise pourrait à terme s'étoffer d'une douzaine de personnes. Si la force de Sanacier tient à la fois à la diversification de ses métiers et de son offre à l'international (Europe et pays de l'Est, ouverture sur l'Asie), les premières retombées sont attendues dès la rentrée 2009. Ce nouveau marché devrait quant à lui peser de 5 à 6% dans un CA qui dépasse les 8M€.

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