Fondé en 2014 et issu du laboratoire bruzois Idra environnement (dépollution, au dragage ou au traitement des eaux, 21 salariés, CA : 4 M€), Idra Bio & Littoral s'est rapproché de son terrain de jeu, la mer. La jeune entreprise a déménagé de la périphérie rennaise vers Saint-Malo. Désormais installée à la pépinière Le Cap, l'équipe de quatre personnes est spécialisée dans les expertises océanographiques pour accompagner les projets publics et privés en interface avec le milieu marin et les métiers de la mer. Le bureau d'études travaille dans le cadre de différents projets : les énergies marines renouvelables (implantation d'éoliennes offshore, hydroliennes...), des zones d'immersion de sédiments (ports), les cultures marines (algocultures) ou encore l'aménagement du territoire (rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel...). « Nous nous intéressons aux fonds marins, en étant concentrés sur la faune fixée et la faune vagile (qui bouge), donc tout ce qui repose sur les fonds marins, précise Julien Gerber, responsable de l'équipe. Nous travaillons aussi sur la qualité de l'eau de mer par l'intermédiaire de sondes multiparamètres ».
Obligations réglementaires
Dans 90 % des cas, Idra Bio intervient pour le compte de clients qui ont une obligation réglementaire d'étude de l'état de leurs fonds marins. Parmi leurs clients récents : le syndicat mixte de la baie du Mont-Saint-Michel, le grand port maritime du Havre, le conseil départemental du Finistère, la mairie de Saint-Malo, la SM portuaire de Dieppe, la Région Bretagne (suivi environnemental dans le cadre du développement du port de Brest)... « Nous examinons la nature des fonds, observons in situ ou par prélèvement, analysons en laboratoire et réalisons une cartographie de l'habitat marin et un rapport », détaille Julien Gerber.
En lien avec le Cresco
Un travail qui nécessitait d'être près des côtes... D'où l'arrivée d'Idra Bio à Saint-Malo. « Nous avions aussi des liens étroits avec le Cresco de Dinard (Centre de recherche et d'enseignement sur les systèmes côtiers), qui rassemble l'Ifremer, le muséum national d'histoire naturelle, le CNRS. Échanger au plus près avec cette communauté scientifique est essentiel », ajoute Julien Gerber.
Étranger et diversification ?
Autre raison à ce déménagement : Idra Bio n'a pas de concurrents à plusieurs dizaines de kilomètres. Un atout dans ce secteur assez spécifique et tendu. Mais qui n'empêche pas l'entreprise d'atteindre l'équilibre dès sa première année d'exercice. « En 2016 (clôture en mai), nous allons réaliser environ 300.000? de chiffre d'affaires et devrions être rentables », souligne Julien Gerber, qui a déjà en perspective des chantiers dans les Dom-Tom ou en Afrique de l'Ouest d'ici à deux ans... voire une diversification.
>Idra Bio & Littoral (Bruz / Saint-Malo). Gérant : Fabrice Beraud ; 4 salariés ; CA : 300.000€ ; 02 99 05 92 89 ; http://idrabiolittoral.com