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Safran Nacelles : Gonfreville, l'usine du futur
Le Havre # Aéronautique et spatial # Investissement

Safran Nacelles : Gonfreville, l'usine du futur

L'équipementier spécialisé dans la fabrication de nacelles de moteurs d'avions a « réinventé » son site de production du Havre.

L'équipementier aéronautique Safran Nacelles (ex-Aircelle) a engagé ces dernières années sur son site de Gonfreville l'Orcher près du Havre un programme ambitieux de modernisation de ses process et de ses outils de production. Un choix dicté en partie « par les besoins de nos clients », justifie Jean-Paul Alary, le président du fabricant de nacelles de moteurs d'avions. « Si nous avons gagné ces dernières années des projets tels que l'A320 NEO, c'est parce que nous nous sommes engagés sur des performances produits, des qualités de produit et des délais de fabrication en rupture avec ce que nous faisions avant », explique le dirigeant. Une rupture indispensable qui est passée par l'introduction généralisée de nouvelles technologies dans les process.

Un cycle de développement réduit pour l'A330 NEO

Résultat des courses, Safran Nacelles comptabilise actuellement huit projets en développement, dont celui emblématique dela nacelle de l'A320 NEO, le programme phare d'Airbus pour les années à venir. « Ce programme, nous y travaillons depuis près de cinq ans. Et les pas supplémentaires icrémentaux que nous avons réalisé sur ce programme nous ont permis, par exemple, d'être sélectionnés mi-2014 par Airbus pour l'A330 NEO ». Pour y parvenir, l'entreprise normande a dû notamment s'engager à réduire de 18 mois (en passant de 60 à 42 mois) le cycle de développement de la nacelle par rapport au programme en cours de l'A320 NEO ! « Une vraie rupture », reconnaît Jean-Paul Alary.

Passage à la réalité virtuelle

Pour y parvenir, les équipes de Gonfreville l'Orcher ont notamment introduit dans leur process la réalité virtuelle. Une chaîne d'assemblage entièrement virtualisée a été testée dès le début de l'année 2016 et mise en service à la rentrée de septembre. « La mise au point de l'outil a été très rapide : on a d'abord laissé libre court à nos équipes ; puis nous sommes passés à l'étape du Proof of concept (POC), avant la validation puis le lancement du programme lui-même », explique Jean-Paul Alary.

50 millions d'euros sur quatre ans

Côté investissements, près de 50 millions d'euros ont été engagés ces quatre dernières années. « Nous sommes en phase de développement intensif ; c'est à la hauteur des enjeux et de la montée en cadence », justifie le dirigeant. « Il y a dix ans, on développait moitié moins de projets ! » Un mouvement engagé qui n'est pas prêt de se freiner, prévient jean-Paul Alary : « il faut savoir être tiré par les attentes de ses clients ; et à chaque fois que l'on avance d'un pas, les attentes sont plus fortes ».

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