Route du Rhum 2014 : Le bateau sarthois à la recherche de financements
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Route du Rhum 2014 : Le bateau sarthois à la recherche de financements

Après deux participations sous la bannière des Fermiers de Loué, François Angoulvant cherche 205.000euros pour financer son prochain départ de la fameuse solitaire.

Nouveau challenge pour le skipper manceau François Angoulvant qui prépare actuellement sa participation à la Route du Rhum 2014. Un troisième départ de Saint-Malo pour Pointe-à-Pitre que cet enseignant-chercheur veut placer à nouveau sous les couleurs de la Sarthe. Si les Fermiers de Loué, partenaire titre des éditions 2006 et 2010, ne poursuivent pas l'aventure, François Angoulvant compte sur de nouveaux sponsors locaux. Ainsi, sur un budget estimé à 630.000euros, le Manceau peut déjà compter sur 115.000euros de sponsoring. La location du bateau après la course et son prix de revente devant financer le projet à hauteur de 310.000euros, reste donc 205.000euros à trouver. Le skipper compte réunir cette somme via le sponsoring classique, mais également en ouvrant le capital de sa société Sabrosa Compétition, propriétaire du bateau.




Projet industriel et sportif

« Ce n'est pas qu'un projet sportif, explique François Angoulvant. Le bateau va permettre de valoriser le potentiel technique de nos partenaires et de leur ouvrir de nouveaux marchés dans le nautisme. » Alors que le premier voilier était construit par les élèves de l'Ismans, école d'ingénieurs duMans où enseigne le navigateur, le prochain fera appel aux entreprises du grand Ouest. Ainsi la coque et le pont seront made in Normandie avec la participation des sociétés Shoreteam et V1D2, les cordages étant fournis par la corderie mayennaise Lancelin. Quant aux pièces métalliques, comme la quille, elles seront réalisées en Sarthe, par des partenaires comme le groupe Chastagner. Une analyse complète du cycle de vie du bateau est actuellement menée par le cabinet de conseil environnemental Labelia auMans, afin d'en ressortir une base de données exploitable par les industriels. « C'est un bateau Class 40 nouvelle génération, conçu pour faire aussi de la croisière, afin qu'il ait une valeur de revente après sa vie de compétition. » Selon le skipper, il existe en effet un marché de niche mondial pour cette catégorie de voilier. La construction d'un deuxième Class 40 est en projet. Des prospects se sont également manifestés en France et aux États-Unis. Pour chaque bateau vendu, Sabrosa Compétition devrait ainsi dégager entre 50 et 70.000euros de marge.


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