Une mesure de soutien à la compétitivité du Grand Port Maritime de Rouen (GPMR). C'est en substance l'explication donnée par Frédéric Sanchez, le président de la Métropole Rouen Normandie pour justifier le choix d'une fiscalité réduite s'agissant de la taxe d'aménagement. Une taxe dont le taux « minoré » qui sera applicable dès le 1e r janvier 2016 sera de 1 %, sachant que la loi permet d'aller jusqu'à 5 %. Applicable lors de la délivrance d'une autorisation d'urbanisme (compétence de la collectivité depuis le 1e r janvier 2015), la taxe est calculée par rapport à la surface de plancher au mètre carré (705?/ m²).
La fiscalité, un enjeu de compétitivité
« Le passage à la Métropole a rendu possible quelque chose qui était difficile à mettre en oeuvre avant », lâche Frédéric Sanchez, conscient que « les enjeux fiscaux font partie de la problématique de la concurrence au plan international ». Pour le GPMR qui vient d'adopter son projet stratégique sur cinq ans, c'est une vraie bonne nouvelle à l'heure où est engagé le chantier de la future zone RVSL Amont à Grand Couronne, un terrain de 22 hectares sur lequel l'autorité portuaire espère bien voir s'installer « entre 60.000 et 80.000 m² d'entrepôt » à compter de 2016.
Des coûts de stockage faibles
Le port va investir au total près de 6 millions d'euros « pour offrir du foncier » aux acteurs de la logistique qui souhaite s'implanter entre Paris et Le Havre. Et du foncier abordable : « il est plus facile de faire du stockage tampon à Rouen plutôt qu'en région parisienne car les coûts sont plus faibles » Reste désormais à convaincre les logisticiens.