Rototec : Avec son voisin ART un rachat très complémentaire
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Rototec : Avec son voisin ART un rachat très complémentaire

Rotomoulage À Miniac-Morvan, six ans après avoir repris Rototec, Jean-Philippe Admont élargit sa gamme de savoir-faire et de produits avec une acquisition voisine.

Il ne pensait pas un jour traverser la rue pour élargir sa gamme. À Miniac-Morvan, Jean-Philippe Admont vient de racheter à 54 ans l'entreprise ART voisine de la sienne qu'il avait acquise en mai 2007. Avec ces deux entités rentables et très complémentaires dans le rotomoulage de pièces en plastique, le dirigeant de Rototec, originaire de Lille où il a fait l'Icam, a musclé son business. « Nous n'étions pas concurrents et développions même déjà une collaboration technique ensemble », précise-t-il.




« Un maximum de synergies »

Jean-Philippe Admont a conservé les deux enseignes et les deux équipes (8 salariés pour ART et 35 pour Rototec contre 28 à la reprise), mais crée « un maximum de synergies entre les hommes ». C'est un pack « gagnant » en quelque sorte. Le directeur technique d'ART, Serge Preudhome, reste d'ailleurs en place. Rototec est davantage axée sur l'agrofourniture (cuves, bacs de pâturage, récupérateurs d'eau, niches à veaux...) et la sous-traitance (postes de relevage, valises d'intervention de pompiers, sanibroyeurs SFA...). Les nouvelles normes de cuves à fioul lui ont fait faire un bond de 63 % en 2011-2012 ! Cette année, son chiffre d'affaires va un peu se tasser (6 M€). Tandis que celui d'ART va grimper de 850 K€ à 1,3 M€. « Nous avons aussi développé une petite gamme de mobilier design sous notre marque propre, Bliss, en 2012 », ajoute Jean-Philippe Admont. Parmi ses diversifications, on trouve aussi la société Aquashell, créée l'an dernier : des flotteurs pour habitats originaux. Trois maisons flottantes ont ainsi été fabriquées à ce jour. De son côté, « ART est plutôt tournée vers le nautisme, le mobilier design en sous-traitance et d'autres produits techniques, par exemple pour l'armée (Ndlr, des malles de transport). » « Les parcs machines aussi sont complémentaires », ajoute Jean-Philippe Admont. ART dispose d'un robot de rotomoulage permettant de concevoir des pièces de plus longues dimensions, comme les coques d'optimistes, de pédalos et de catamarans qu'il réalisait jusqu'ici pour le compte de son ex-maison mère américaine, Hobie Cat. C'est toujours un client. Rototec, qui dispose quant à elle de quatre robots, travaille aussi pour le nautisme, fabriquant des réservoirs pour Bénéteau.




Investissements et export

Jean-Philippe Admont a investi un million d'euros en 2011 dans un carrousel de rotomoulage de grande dimension (6 m). Du renouvellement de matériel : « Nous avons gagné en technicité et en productivité. » Il devrait investir 300.000 euros chez ART, dans un deuxième robot, pour des petites pièces techniques haut de gamme, en 2013 ou 2014. « C'est urgent ! », indique-t-il. Rototec vient aussi de remporter un gros marché en sous-traitance de postes de relevage, pour un client suédois. Sa part d'export doit passer de 10 à 20 %.



Géry Bertrande

Rorotec-ART
(Miniac-Morvan) P-dg : J-P. Admont 43 salariés CA Rototec (2012) : 6,5 M€ CA ART : 850.000 € 02 99 58 00 02 www.rototec.com

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