Pour quelles raisons une entreprise telle qu'Inter-Inox a-t-elle besoin de diversifier son activité ?
Alain Wigishoff, directeur général d'Inter-Inox. Inter-Inox c'est 40 salariés pour 10M? de chiffre d'affaires et 4% de résultat net. Un trend trop faible à mon sens. Il faut développer de l'innovation incrémentale, donner un nouveau souffle en intégrant des modules de développement plus frais, porteurs de croissance...
Quel est le concept ?
Donner une seconde vie aux stocks morts, matières premières, outils ... Durant un événement "CGPME Camp" durant lequel sont programmés des brainstormings entre dirigeants nous avons réfléchi à la façon de mutualiser les surstocks, comment les proposer à d'autres entreprises. Il se trouve que Inter-Inox compte 30.000 clients français dans sa base de données, dont 3.000 actifs. En interne, j'ai mobilisé les ressources nécessaires pour créer un logiciel adapté à cette nouvelle activité. Nous notre porte d'entée est le stock grâce à notre maîtrise des produits de fournitures industrielles. Devenir le leader européen de la fourniture industriel d'utilisateur à utilisateur, voilà notre ambition à terme.
Quel est son potentiel financier ?
Impossible de l'évaluer. Furth, notre maison-mère, réalise 3Mds€ de CA en Europe, avec 3% du marché de la distribution de fourniture industrielle. Le marché du stock est gigantesque.
A quelle échéance lancerez-vous le projet ?
Dans les semaines qui viennent. Mes équipes marketing sont en train d'élaborer des documents marketing à destination des industriels leur expliquant quels avantages ils auraient à déstocker. La réponse est « vendre plus cher et racheter moins cher », pour accroître la compétitivité. Nous mettrons aussi en place le transport des matériaux via un accord avec un transporteur. L'idée est d'uberiser les stocks, les outils : au lieu de les laisser prendre la poussière, je les loue.
L'entreprise spécialisée dans la distribution de visserie inox veut devenir un intermédiaire pour permettre aux industries de rentabiliser leurs stocks.