Entouré d'un conseil de 12 administrateurs entièrement renouvelé, le nouveau président de Rhénatic, Frédéric Spindler, élu cet été, réaffirme le rôle de pôle numérique régional de Rhénatic et affiche de fortes ambitions. « Nous voulons redynamiser l'écosystème du numérique en Alsace », annonce-t-il. Un écosystème constitué de plusieurs associations dont Rhénatic - qui a tout de même contribué à l'obtention par Strasbourg-Mulhouse du label French-Tech - n'était pas forcément la plus active... Le réseau était même plutôt en perte de vitesse ces derniers temps, tant d'un point de vue financier qu'en terme d'adhérents, descendus à quelque 70 PME et filiales de groupes du numérique locales contre plus d'une centaine il y a encore trois ans.
Les freins historiques
Né fin 2006 à Mulhouse à l'initiative de Patrick Rein, dirigeant de l'agence e-marketing Activis, Rhénatic, malgré ses ambitions régionales, a longtemps été considéré comme un réseau plutôt mulhousien. De nombreux acteurs du numérique, déplorant le manque d'actions mises en places, avaient tendance à le considérer comme un simple annuaire d'entreprises. La démission après deux ans et demi de mandat de son ancien président, Romain Spinali, pour cause d'« agenda professionnel de moins en moins compatible » avec son mandat associatif, donne au cluster l'occasion de revenir sur le devant de la scène.
Une feuille de route ambitieuse
La nouvelle équipe en place a établi une feuille de route 2016-2018 ambitieuse. Des groupes de travail vont se former pour plancher sur ces axes stratégiques : le big data, l'internet des objets, le cloud et le web/marketing 3.0. « Nous voulons porter l'innovation au sein des adhérents, en leur proposant un catalogue de services : achats mutualisés, veille marchés, communication, etc. Mais aussi favoriser l'émergence de nouvelles formations et accompagner les acteurs du tissu local face à des enjeux tels que l'industrie 4.0, le commerce de demain, la silver économie par le biais de conférences, de formations, de coaching de projets... », souligne Frédéric Spindler. Rhénatic veut également nouer des synergies avec les autres acteurs du numérique alsaciens, comme Alsace Digital, ou d'autres structures dans le cadre de la future grande région. Le cluster espère recruter un directeur en 2016 qui sera chargé d'animer le réseau, d'étoffer le nombre d'adhérents (250 visés en 2018), de mettre en oeuvre la feuille de route et recruter des permanents qui seraient basés à la fois à Mulhouse et Strasbourg.
Adelise Foucault
Rhénatic
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