Depuis une loi mise en place par le gouvernement Jospin, les grandes entreprises engageant des plans sociaux ont désormais pour obligation de contribuer à la "revitalisation" du territoire où elles sont installées. Abondé par ces entreprises supprimant des emplois, un fonds est alors constitué. Une manne financière qui vient ensuite subventionner d'autres entreprises en développement et créatrices d'emplois sur le territoire. Ce fonds rassemble divers acteurs publics, dont l'État (à travers la préfecture). Et en Ille-et-Vilaine, il est piloté par Idea 35, l'agence de développement économique (conseil général). PSA La Janais a déjà contribué à ce fonds. C'était en 2007, suite à un premier plan de suppression de 158 emplois. À l'époque, le groupe automobile avait alors signé un chèque de 400.000euros. Une contribution qui, en toute logique, devrait être suivie par d'autres.
Le PSE de 2009 toujours pas décliné en local
Le PSE de 2009 (1.700 emplois supprimés) doit en effet générer une nouvelle contribution au fonds de revitalisation. Ce n'est toutefois pas encore le cas. «La convention de revitalisation a été signée au niveau national, mais pas encore déclinée au niveau local», nous indique une source proche du dossier. Un nouveau chèque donc en perspective, avant peut-être un troisième, cette fois-ci pour les 1.400 suppressions de postes annoncées cet été. Des montants qui sont loin d'être négligeables. La loi stipule en effet que l'entreprise est soumise à une obligation de revitalisation à hauteur de 2 à 4 smic par emploi supprimé. Tout dépend de sa situation financière. Si on s'intéresse au dernier plan annoncé par PSA (1.400 postes), et que l'on prend la base minimale de deux smic, ce sont donc 3,5M€ qui pourraient à l'avenir être réintroduits dans l'écosystème économique rennais.