Stéphanie Héritier est responsable du réseau Tistra, Tourisme industriel scientifique et technique en Rhône-Alpes. Créé en 1997, Tistra regroupe aujourd'hui 47 adhérents ouvrant leurs portes toute l'année. Selon elle, ouvrir ses portes peut répondre à plusieurs objectifs.
Pouvez-vous nous présenter le réseau Tistra?
Nous regroupons aujourd'hui 47 adhérents rhônalpins dont une vingtaine de sites industriels ouvrant leurs portes toute l'année. En 2008, on a enregistré 803.000 visites.
Au-delà de ce réseau d'entreprises très impliqué dans cette action, quel est l'intérêt pour une PME d'ouvrir ses portes lors des JNPO, par exemple?
En fait, les motivations sont multiples. En premier lieu, on peut citer, bien entendu, l'enjeu commercial. Notamment pour les entreprises de l'agroalimentaire qui représentent le premier secteur économique ouvrant ses portes. C'est prouvé, la visite d'entreprise provoque une envie d'achat assez importante. L'impact est significatif, soit immédiatement en boutique, soit sur les habitudes de consommation à long terme. Le deuxième enjeu est plutôt du domaine de la communication. On sait par exemple, qu'en visite, le taux de mémorisation est de l'ordre de 90%. C'est énorme par rapport à d'autres supports. On peut aussi parler de l'objectif pédagogique, qui anime bon nombre des entreprises qui ouvrent leurs portes, notamment dans le secteur industriel. Accueillir des scolaires ou des étudiants, c'est le moyen éventuellement de susciter des vocations et de répondre ainsi, dans une certaine mesure, aux problèmes de recrutement.
Et qu'en est-il des salariés des entreprises en question?
Je crois que l'ouverture des portes est un outil de management intéressant. C'est un formidable moyen de mobiliser l'ensemble de son équipe autour d'un projet qui sort de la routine quotidienne de leur travail. Et puis, il ne faut pas oublier que montrer ce que savent faire les salariés, c'est une manière réelle de les mettre en valeur.