Jacques Raymond (CRA - Cédants et repreneurs d'affaires)
«Franchement, un banquier vous dira plutôt non, avec une certaine logique. Mais les exemples prouvent que c'est possible car votre premier métier, c'est d'être chef d'entreprise, de manager, de gérer. Mais plus l'entreprise est petite, plus c'est difficile. Votre priorité doit être d'identifier tout de suite le ou les hommes clefs de l'entreprise qui, eux, connaissent le métier et de les fidéliser en les associant à votre projet. Y compris par une augmentation de salaire, l'association au capital ou toute autre forme qui leur permettra d'envisager de participer aux fruits du développement.»
Alain Faboret (Réseau Entreprendre)
«On est plus efficace quand on connaît bien un métier, un secteur. Mais on ne trouve pas toujours la cible correspondante et il y a beaucoup de cas d'entrepreneurs qui ont réussi dans des secteurs qui n'étaient pas le leur à l'origine. La première question qu'il faut alors se poser c'est: quelle est ma valeur ajoutée? Qu'est ce que j'apporte à l'entreprise? Le simple fait d'en devenir le propriétaire n'est pas suffisant. Attention aussi à ne pas tirer des plans sur la comète en achetant une entreprise pour faire autre chose que ce qu'elle sait faire. Avant de développer des activités B, C ou D, il faut d'abord s'assurer que A va bien fonctionner sous votre responsabilité. C'est un piège assez traditionnel dans lequel tombent les cadres supérieurs qui n'ont pas toujours le sens du réel.»
Choix délibéré ou effet d'opportunité, peut-on reprendre une activité dans un métier qui n'est pas le sien? Réponse de deux experts.