« Notre groupe franco-américain emploie 150 personnes dont 110 à Rennes, où se côtoient une dizaine de nationalités autour d'un banc de recherche et d'innovation et d'un pôle support clients ; 96 % sont ingénieurs. Nous avons aussi une entreprise en Angleterre, une en Chine, des bureaux à Singapour, Dubaï, New York, et un lab à Denver (Ndlr, le siège de la holding est aux États-Unis où vit le fondateur Julien Signes, originaire de Caen). Notre métier, c'est la vidéo-compression pour des clients opérateurs téléphoniques, broadcasters... Dans notre secteur d'activité, c'est la course à l'innovation et à la performance. Il nous faut des capacités techniques pour être toujours à la pointe. Nous menons un train d'investissement de l'ordre de 400 à 500 K€ par an.
Un site « calibré » pour 190 salariés à fin 2018
Avant de déménager à La Courrouze, nous avions démarré en 2000 dans la ZI Sud-Est à Chantepie sur 1.500 m², avec très peu d'optimisation des ressources. Nous avons exprimé le besoin de migrer et avons donc choisi de louer 1.800 m², répartis sur quatre demi-étages d'un bâtiment neuf à La Courrouze. J'avais calibré ce site pour 190 salariés à fin 2018... Nous y serons ! Sur les cinq dernières années, nous avons embauché 55 personnes dont 18 recrutements faits en 2014. Cette année, un pool de dix stagiaires arrive aussi du monde entier. Ces plateaux nous ont été livrés bruts de moquette. Nous avons décidé de faire table rase du passé. Le principal écueil dans ce genre de transfert est de reproduire ce qu'on avait avant. Il faut au contraire profiter de cette rupture. C'est une preuve d'ouverture d'esprit, malgré un surcoût. D'autant plus pour une société comme la nôtre qui se remet en cause en permanence. Déménager est une chance, pour insuffler une nouvelle dynamique.
Un outil de recrutement
Nous avons fait appel à Ouest Bureau et à son savoir-faire pour structurer l'espace selon des règles d'aménagement de travail et de bien-être. Venant de l'industrie, notre nouvelle DRH Patricia Le Corre a, par exemple, trouvé que la chromatique déclinée dans nos locaux, jusque dans l'éclairage, reflétait bien le dynamisme d'EnVivio. Nos bureaux servent aussi d'outil de recrutement. L'entreprise n'est pas un microcosme à elle seule ; elle est ouverte sur le monde... Dans notre cas, il nous fallait des espaces clairs et conviviaux, avec des espaces privatifs malgré les open-spaces pour éviter le brouhaha. Nous avons ajouté des dalles absorbantes de bruit, notamment pour les visioconférences. La technologie, avec boxes de visioconférence pour nos échanges réguliers avec les États-Unis notamment, a orienté nos choix d'aménagements.
Changer la vie de l'entreprise
Cette mise en place a changé la vie de l'entreprise et de nos collaborateurs. Moyenne d'âge : 38 ans. C'est une population qui échange beaucoup et passe 50 % de son temps en réunion. Ces temps d'échanges sont importants. Chacun a son bureau, sur un plateau de type "bench" regroupant quatre postes. Tous peuvent accueillir un collègue à côté d'eux, grâce à un caisson-siège sur lequel a été placé un coussin. Pour le côté convivial, nous disposons aussi d'un forum au 6e étage avec cafétéria qui sert de point de restauration-détente et salle de réunion évolutive avec table de ping-pong rabattable, jeux vidéos, vue imprenable sur Rennes... Nous disposons aussi d'un showroom équipé selon le besoin, qui sert aussi de lieu de rencontres. »
En déménageant en 2012 à La Courrouze, dans des locaux neufs à son image, l'opérateur de vidéo-compression EnVivio (CA : 43,2 M$) a misé sur l'efficacité. Jean-Marie Le Corre, DG Europe, revient sur la performance et l'attractivité dégagées au quotidien.