Rennes Atalante, qui fête ses 30 ans cette année, a fait ses comptes et interrogé 306 entreprises de son ressort : « En 2013, 403 emplois nets ont été créés du fait de 839 créations et 436 suppressions », note son président Claude Labit qui y voit un bilan « positif ». Il s'en satisfait vu la conjoncture, mais rappelons qu'en 2012, la Technopole et ses 18 permanents en avaient recensé beaucoup plus : 735 au total. La croissance de l'emploi était de 4 % à l'époque ; elle est de 2,15 % pour 2013...
« Bilan constrasté »
Et précision de taille : les plans sociaux de Renesas (176) et Alcatel (105) ne sont pas comptabilisés en totalité dans ces statistiques. Pour Alcatel, il s'agit pour l'instant de 25 postes en moins. « Ils pourront partiellement porter sur le bilan 2014 », estime Claude Labit.« C'est un bilan contrasté », nuance pour sa part Gwenaële Hamon, vice-présidente de Rennes Métropole dont le leitmotiv reste d'attirer des entreprises et des compétences. L'élue en charge du développement économique attend d'ailleurs beaucoup des futurs quartiers numériques (« french tech ») dont Rennes devrait être doté. L'annonce sera faite en 2014, avec des moyens à la clé. « C'est un formidable enjeu. Nous revendiquons l'identité numérique de Rennes ! »L'antenne Atalante de Saint-Malo, dont la technopole peine à décoller, devrait aussi profiter de ces retombées. « Nous sommes en mode émergence à Saint-Malo avec 16 entreprises. Nous restons confiants », rassure Claude Labit qui maintient son ambition malouine, « même si on aimerait que ça aille plus vite ».
Deux fois plus de créations
Cette enquête recense également 302 entreprises qui employaient 19.129 personnes à fin octobre dernier. Certaines se portent très bien (lire aussi les exemples d'Aviwest et Stéria pages 17 et 18). Près d'une entreprise sur deux (45 %) a un effectif en hausse, 33 % stable, 22 % en baisse et une trentaine d'entreprises ont été créées l'an passé. C'est le double de l'année précédente, qui a été particulièrement basse. « Habituellement, nous tournons à 20-25 créations par an », précise Claude Labit, qui explique ce pic du fait des cadres, forcés ou non de quitter leur emploi, et qui se lancent dans l'entrepreneuriat.
Un « job fair » ce mois-ci
Son nouveau directeur Yann-Yves Le Goffic dit avoir déjà identifié cinq à dix projets de créations issus d'Alcatel-Renesas. « Nous allons les accompagner », promet-il organisant dès ce mois-ci un « job fair », sorte de speed-dating de l'emploi.
Géry Bertrande
La Technopole rennaise a tiré un solde positif de son bilan emploi annuel, malgré le contexte économique. Mais les plans sociaux annoncés ne sont pas encore comptés...