Lors du lancement d'un site internet marchand, certaines entreprises réfléchissent activement à l'interfaçage de leurs progiciels de gestion intégrés à leur plate-forme d'e-commerce. L'idée étant alors de disposer d'une vue en temps réel des disponibilités et des commandes. La plupart des acteurs éditeurs spécialisés dans les logiciels de gestion d'entreprises, tels que Sage ou bien encore Cegid proposent d'ores et déjà la mise en place de passerelle entre les sites e-commerce de leurs clients et leurs propres outils. Le Point Elec, grossiste en matériel électrique, a ainsi décidé, pour pouvoir synchroniser son stock en temps réel et importer les commandes en automatique de mailler son site Internet avec ses outils de gestion Sage. «L'Internaute a ainsi une information fiable sur la disponibilité du stock et le délai de livraison. La saisie des commandes est, quant à elle, réalisée par une application automatisée qui recopie les informations postales mais également les informations de facturation et les lignes de commande», explique Éric Lepoint, gérant de la société et dont le site Internet affiche une centaine de ventes mensuelles. Là encore, il convient d'avancer prudemment. Tous n'ont pas choisi d'effectuer d'emblée cet interfaçage des systèmes. C'est le cas de la société Zwiller, entreprise de fourniture de bureau qui n'a pas encore maillé sa plateforme e-commerce à son système de gestion IBM AS400. «Le manque de synchronisation n'est pas extrêmement gênant. Pour le stock, dès l'instant où il existe une vraie gestion, même s'il n'y a pas d'automatisation, c'est le principal!», explique Célia Zwiller dont les activités online affichent à ce jour quelques deux cents commandes mensuelles.
Une question de volume
Dans des volumes bien plus conséquents, la question de l'interfaçage devient indispensable. Disposant d'un stock en Allemagne, d'un service comptabilité/vente en Suisse, d'une plateforme internet Magento, la marque norvégienne Odlo, spécialiste des vêtements et sous-vêtements de sport, a tout de suite cherché à interfacer et automatiser tous ses différents systèmes d'information. Cela pour faire face, en dépit de l'activité saisonnière, aux 1.000 à 4.000 commandes que la marque reçoit mensuellement sur sa boutique online française.