«Je ne suis pas le père Noël mais plutôt une sorte de pompier qui vient essayer d'éteindre un incendie injuste contre lequel nous nous battons.» C'est en ces termes que Patrick Devedjian, ministre chargé de la relance, a expliqué le sens de son déplacement à Bordeaux le 17janvier pour visiter plusieurs projets susceptibles d'être aidés dans le cadre du plan de relance.
Presser d'investir 26Md€
«Je suis pressé d'investir 75% des 26Md€ qui doivent être engagés en 2009», a expliqué le ministre qui a pris connaissance de cinq dossiers: le projet de mise à 2x3 voies de la rocade, le dossier du bouchon ferroviaire, les projets de rénovation urbaine des quartiers de la Benauge et de Floirac et enfin la réhabilitation de la faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux 2. «La crise créée du chômage, la relance veut créer de l'activité et des emplois, a précisé le ministre. Mon critère de sélection sera simple: il faut que les projets soient prêts pour démarrer le plus vite possible, qu'ils créent un effet de levier avec entraînements d'autres financements, enfin ces projets devront créer de l'emploi.» Pour le ministre, il existe à Bordeaux deux projets prioritaires: la rocade et la résorption du bouchon ferroviaire.
Situation d'urgence mais moyens limités
«Je comprends la position d'Alain Rousset qui demande une clarification des compétences de chacun et que l'État prenne ses responsabilités...Mais nous sommes dans une situation d'urgence dans laquelle nos moyens sont limités. Il faut faire des choix. Au lieu de rester chacun de son côté, il faut se mettre d'accord, négocier pour privilégier certains équipements bénéfiques pour la compétitivité du territoire.» Le ministre n'a pas donné de chiffres précis concernant le montant de ces financements. Le plan de relance et la liste des projets retenus devraient être annoncés début février.
Le ministre chargé de la relance Patrick Devedjian était à Bordeaux le 17janvier. Rocade et bouchon ferroviaire bordelais pourraient entre autres bénéficier dès 2009 de financements de l'État dans le cadre des 26 Md€ du plan de relance.