On se croirait à s'y méprendre dans un épisode du "Baron Noir", série politico-judiciaire tournée en grande partie à Dunkerque. Dans les faits, Philippe Debernardi-Catrix, l'ex-président de Maison Flamande, est entendu dans le cadre d'une enquête de la PJ de Lille sur un système de racket d'entreprises dans le Dunkerquois.
Pots-de-vin et franc-maçonnerie
Nos confrères de La Voix du Nord évoquent "corruption, pots-de-vin, cadeaux, marchés publics frappés de suspicion [...] Ils devaient en plus souscrire une adhésion au Medef ". Un scandale politico-financier qui toucherait à la fois la sphère économique dunkerquoise mais également le milieu franc-maçon.
Des dénonciations de chefs d'entreprise, restés anonymes, seraient le point de départ de cette affaire : ils auraient révélé des démarchages et rackets en échange d'obtention de marchés publics. "Une vingtaine d'entreprises locales, au moins, spécialisées dans les métiers du bâtiment et la construction seraient concernées. Les sommes soutirées aux entrepreneurs ne sont pas établies précisément, mais des sources parlent de plusieurs centaines de milliers d'euros", écrit le quotidien régional.
Persona non grata au Medef
Philippe Debernardi-Catrix a depuis été débarqué de son poste de président du conseil de surveillance de Maison Flamande. Directeur de l'agence Nouvelle Frontière, il a également été poussé vers la sortie au sein du Medef local où il exerçait en tant que vice-président pour la Côte d'Opale. Contacté par notre rédaction, Frédéric Motte, patron du Medef Nord-Pas-de-Calais, dit soutenir la décision du Medef Côte d'Opale.