Concepteur de solutions de santé et de soin provenant de la mer, Yslab souhaite se faire connaître du grand public. L'entreprise va commercialiser sa propre marque, qui a été déposée mi-décembre et dont le nom reste, pour l'heure, confidentiel. « Cela concernera tout ce qui relève de l'ORL, voire même plus (nez, oreilles, bouche, yeux), ainsi que quelques produits de confort et de bien-être », révèle Marc Hémon. Le gérant de la société, créée en 2004, croit beaucoup à l'utilisation de la biotechnologie marine en pharmacie. « Nous investissons depuis une dizaine d'années dans la recherche. Nous avons déjà réussi à convaincre des consommateurs et des partenaires que cette technologie naturelle est bien saine et efficace. »
Vente par distribution, vente directe
Habituée à exporter (90 % de son chiffre d'affaires de 8 M€) plutôt qu'à mettre sur le marché ses produits, l'entreprise a donc modifié sa stratégie. « Aujourd'hui, nous souhaitons assurer une meilleure maîtrise commerciale », explique Antoine de Fommervault, directeur général, arrivé il y a quelques mois dans l'entreprise. « Nous sommes tellement convaincus d'apporter un produit naturel aux gens, que nous avons envie de le piloter nous-même. » En somme, comme le précise Marc Hémon, « nous prenons la main sur le contenu du discours, la fabrication et la partie réglementaire ».
Développement en Europe et en Chine
Conséquence directe de ce changement de cap, Yslab a décidé de recruter une équipe marketing et de nouer des partenariats avec des co-entreprises de pharmacie ou de distribution pharmaceutique à l'étranger. Car la société est déjà bien implantée en Europe de l'Est et en Amérique Latine. « Notre ambition est même de se développer sur le continent européen », affirme Antoine de Fommervault. « Nous avons des contacts en Allemagne, Angleterre, Italie ou en Espagne. Par ailleurs, nous allons progressivement investir en Chine, dès cette année. » Concernant le marché français, les deux hommes se montrent un peu plus sceptiques, le jugeant « hyper contrôlé par l'État » « Ce n'est pas une priorité en pharmacie », affirme même le directeur général. En revanche, l'entité quimpéroise assure que toute la fabrication est 100 % made in France. « Ce n'est pourtant pas un dogme. On se posera sans doute la question pour transporter certains éléments. Cela aura probablement plus de sens de concevoir aussi sur place, dans les pays où nous sommes présents ».
Vers un chiffre d'affaires multiplié par trois
La commercialisation de la gamme de produits doit débuter en juin prochain. « L'objectif est que 27 % de notre chiffre d'affaires proviennent de notre propre marque, dans les cinq années qui viennent », ambitionne Antoine de Fommervault. Le développement de la marque passera également par un accompagnement de la croissance de l'entreprise. « Pour cela, nous souhaitons multiplier par trois le chiffre d'affaires dans les trois prochaines années et embaucher quelques salariés supplémentaires. »
Biotechnologie. Yslab, basée à Quimper, lance sa propre marque de produits d'hygiène et de santé et ambitionne de conquérir de nouveaux marchés.