Initier des projets concrets de solutions d'e-santé commercialisables. Voici un des enjeux majeurs de READi for Health. Quatre régions (Midi-Pyrénées pour la France, Murcia pour l'Espagne, Oulu pour la Finlande et Skane pour la Suède) ont été sélectionnées par la Commission européenne pour financer ce projet d'une durée de trois ans. Enveloppe globale : 2,7 millions d'euros.Porteur du projet en région, le Centre e-santé y voit l'opportunité de capitaliser sur les initiatives midi-pyrénéennes pour faire émerger des solutions commercialisables. « Il s'agit de dépasser la logique d'expérimentation pour aller vers une logique de déploiement », souligne Valérie Sauterey, la directrice du Centre e-santé qui insiste sur la nécessité de bien penser le modèle économique. Cela passe, selon elle, par une réfléxion sur des mécanismes innovants comme des PCP (pre-commercial procurement ou achat public avant commercialisation) : « Notre but est de signer au moins un accord de ce type d'ici à 2016. » Faciliter la mise sur le marché des produits, une ambition attendue par les acteurs de la filière e-santé en région. Olivier Darracq, co-gérant de la société Perfex, l'affirme : « Nous sommes non pas dans l'attente mais dans l'action. Notre objectif est de pouvoir générer dès 2014 du chiffre d'affaires grâce à notre solution de détection des chutes de personnes, aujourd'hui opérationnelle. Le projet READi for Health peut donc être un très bon levier surtout que notre marché n'est pas seulement national mais recouvre également l'Europe. »
Favoriser l'internationalisation
La création de synergies avec les autres régions partenaires du projet fait ainsi partie des attentes des PME : « Pour une société telle que la nôtre, cela est clairement intéressant de rencontrer des partenaires européens, d'autant plus que nous souhaitons nous développer à l'international sous un ou deux ans », indique Olivier Galy, directeur général de MHComm, spécialisée dans la télémédecine. Le dirigeant tient aussi à souligner l'importance de réussir à fédérer des gros industriels et des plus petites entreprises : « Il existe aujourd'hui peu de synergies entre les entreprises en région. Le Centre e-santé pourrait avoir vocation à le faire même si ce n'est certainement pas facile de rassembler plusieurs entreprises ayant des vocations et motivations différentes. »
Un tremplin pour les structures régionales
Directrice de Castres-Mazamet Technopole, Virginia Doan souligne quant à elle l'importance de READi for Health pour les entreprises en création mais aussi pour la technopole : « Le projet aura un impact important sur le rayonnement de notre territoire. Par exemple, l'école d'ingénieurs Isis (spécialisé dans l'informatique et les systèmes d'information pour la santé, ndlr), pourra en bénéficier. Le projet offrira certainement l'opportunité à l'établissement d'entrer dans des consortiums. Cela conforte l'objectif de la technopole d'être un acteur prépondérant de la e-santé. Mais pour cela, il faudra attendre la deuxième phase de READi for Health, une fois la cartographie des initiatives existantes réalisée. » Lors de la présentation du projet, Valérie Sauterey a en effet insisté sur la nécessité de faire dans un premier temps un état des lieux de l'ensemble des projets qui ont débuté en région « afin de pouvoir les valoriser ensuite à l'échelle européenne. »
e-santé. Tandis que le Centre e-santé a officiellement lancé READi for Health en Midi-Pyrénées, les acteurs de la filière espèrent que le projet européen va créer un effet de levier en région.