Programmes régionaux : «La Loire est en retrait»

Programmes régionaux : «La Loire est en retrait»

ean-Louis Gagnaire, vice-président du conseil régional en charge de l'économie, a entamé une tournée de Rhône-Alpes pour expliciter l'action de la Région. Selon lui, la Loire est trop en retrait.

JParce que les portes d'entrées sont multiples et que les chefs d'entreprise croulent parfois sous des masses d'informations, Jean-Louis Gagnaire a entamé une tournée des territoires rhônalpins pour expliciter la mise en oeuvre du schéma régional de développement économique et tirer un bilan des 4 premières années d'application. Accompagnement collectif des PME industrielles (programme "Rhône-Alpes pour la sous-traitance" par exemple), démarches sectorielles avec appui des clusters (dernièrement Tecmed ou bientôt le cluster Logistique), aides à l'innovation et à l'internationalisation (programmes Ideclic), appui à la gestion des ressources humaines... Bref, les actions sont nombreuses. Pour Jean-Louis Gagnaire, «la Région est allée dans le bon sens. Entre2004 et2008, le PIB de Rhône-Alpes est passé de 26,7M€ à 28,7M€. Bien sûr, personne ne peut se prévaloir de l'augmentation d'un PIB, mais la Région y a peut-être contribué un peu».




La Loire pas assez demandeuse

Si le vice-président de la Région s'est réjoui du nombre important d'entreprises impliquées dans ces programmes, il s'est montré moins enthousiaste sur les chiffres ligériens. La participation des entreprises ligériennes aux programmes régionaux n'est en effet pas à la hauteur du poids économique réel du département. Par exemple, 2.100 entreprises rhônalpines ont participé aux programmes d'accompagnement collectif des PME industrielles. Parmi elles, seules 220 sont ligériennes alors que la Loire pèse 13,5% des établissements industriels de Rhône-Alpes. De la même manière, 8% uniquement des bénéficiaires d'Ideclic stratégie et Ideclic innovation sont issues de la Loire. «Il ne faut pas que la Loire reste en retrait, surtout en période de crise. Il faut absolument que le département sorte des projets!», a conclu Jean-Louis Gagnaire.




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