L'entreprise familiale Proclair a fêté ses 35 années d'existence. L'occasion de revenir sur un métier difficile, celui de la propreté. L'aventure de Proclair a commencé en 1976. À cette date Jean-Louis Tourret crée une filiale à son groupe historiquement lié au bâtiment. «Je voulais créer une société dans un domaine complémentaire et dont l'activité soit plus stable et plus régulière», rappelle Jean-Louis Tourret. Il s'intéresse ainsi tout naturellement au nettoyage et Proclair voit le jour. Dans les années 1990, le pôle bâtiment du groupe se restreint et le nettoyage devient l'activité principale. Aujourd'hui, l'entreprise compte 200 salariés à Marseille, une centaine rattachée à son implantation aixoise et, enfin, 40 autres à Lyon. «Nous faisons du nettoyage et plus largement du multiservices. Les clients nous demandent d'intervenir pour de la peinture, de la plomberie, mais également pour charger les ramettes papier de leurs photocopieuses», ajoute Laétita Six, directrice générale de Proclair, recrutée en 2003. À Marseille, l'entreprise travaille historiquement avec le monde scolaire privé, qui représente aujourd'hui encore 30% du chiffre d'affaires. «Nous ne nous positionnons pas sur les marchés publics, car Jean-Louis Tourret a des fonctions électives», ajoute Laétitia Six. À sa création, Proclair comptait beaucoup de clients dans le domaine industriel (Nestlé, Saint-Louis Sucre, Ferico, Heineken, Orangina...). «Aujourd'hui, nous sommes positionnés dans tous les secteurs d'activités. Depuis deux à trois ans, nous intervenons dans le photovoltaïque pour l'entretien des panneaux solaires. Un panneau sale peut perdre 15 à 20% de son efficacité», souligne-t-elle. «Dans le nettoyage, la concurrence est internationale, nationale ou très locale (dans 75% des cas, ndlr). Nous avons une taille intermédiaire qui nous empêche de répondre à des appels d'offres de grande envergure qui nécessiteraient une présence dans tout l'Hexagone. En revanche, en investissant dans les savoir-faire et la formation nous pouvons éliminer près de 75% de la concurrence. Notre secteur d'activité a le taux de croissance le plus fort de l'ensemble des activités de services. Nous travaillons avec des produits de mieux en mieux pensés, de plus en plus sophistiqués. Il faut aujourd'hui être pointu techniquement pour remporter des marchés. Ce qui va donc faire la différence, c'est le niveau de qualification de notre personnel», ajoute Jean-Louis Tourret. Proclair mise ainsi fortement sur la formation interne et sur une forte présence de l'encadrement (8 à 9% de cadres) pour améliorer le savoir-faire de ses salariés.
Le personnel, ambassadeur de l'entreprise
«L'essentiel est que les personnes se sentent bien sur leurs lieux de travail. Cela se ressent et le client est alors satisfait du travail réalisé. Notre personnel constitue nos meilleurs ambassadeurs. Ils véhiculent l'image de l'entreprise. La grande difficulté de notre métier est d'offrir le plus grand nombre d'heures possibles à nos salariés. Or, le nettoyage se déroule encore trop souvent à des horaires décalés, ce qui contraint au temps partiel. Nous travaillons à faire changer les habitudes et certaines entreprises acceptent que le nettoyage ait lieu durant les heures de travail, comme Avenir Télécom ou certaines agences bancaires par exemple. Cela nous permet d'étaler les plages d'horaires. Le donneur d'ordres a, souvent par erreur, l'impression que cela va faire chuter la productivité de ses salariés...» En moyenne, les salariés de Proclair travaillent 26heures par semaine. «Nous essayons d'atteindre les 28heures, mais en tout état de cause, cela ne dépassera jamais les 30heures».
Développer l'action commerciale
L'entreprise est actuellement en train de relooker son site internet où l'on pourra trouver plus d'interactivité. Proclair envisage de développer sa présence notamment sur Lyon. «Nous avons longtemps fonctionné sur un schéma commercial un peu ancien. Nous n'avons pas eu une culture de prospection, nous prenions des marchés, nous les conservions et nous nous développions par le bouche à oreille. Nous sommes en train de structurer des équipes commerciales avec du personnel plus jeune. Nous allons pouvoir en voir les résultats notamment sur le secteur lyonnais où le marché devrait permettre à l'entreprise d'être au moins aussi présente qu'à Marseille.
Proclair
Marseille
Jean-Louis Tourret 340 salariés - CA: 7,2M€ 04 91 18 17 18 www.proclair.fr