La question reste entière: que vont devenir les deux anciennes prisons situées dans le quartier Perrache? S'il était d'abord question de les détruire, l'heure est aujourd'hui à la concertation. Selon le souhait de Jacques Gérault, préfet du Rhône, les 24.000 m² de bâtiment et de terrain appartenant à l'État pourraient finalement bien être conservés, au nom de «la sauvegarde du patrimoine», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. L'appel à idées, lancé début mai par la préfecture, a ainsi retenu seize pistes de réflexion émanant de cabinets d'architectes. Et si la majorité d'entre eux préconise la préservation totale ou partielle des lieux, leur démolition a aussi été évoquée. «J'ai la conviction que l'on peut conserver tout ou partie des bâtiments sans altérer la valeur financière des terrains», a clamé de son côté le préfet. Estimé à 25M€, le produit de la vente «servira dans sa totalité à la création de nouvelles prisons plus modernes et plus acceptables», promet-il.
Privés ou publics?
Pour redonner vie à ces lieux «historiques», plusieurs pistes ont d'ores et déjà été avancées. Comme la création d'un centre commercial ou l'aménagement d'espaces publics (piscine, crèche, école, équipements sportifs...). Avec quelques inconnues tout de même: faut-il choisir un ou plusieurs opérateurs? Privés ou publics? Quelle cohérence architecturale pour le nouvel ensemble? Pour répondre à ces questions, un nouveau cahier des charges est attendu début 2010 en vue de l'appel d'offres portant sur la mise en vente des terrains. Les acquéreurs intéressés - publics et privés - auront ensuite quatre mois pour réfléchir et remettre leurs offres avant la signature de l'acte de vente prévu en septembre2010. Loin de dissimuler sa préférence, le représentant de l'État s'est dit «très favorable à l'idée qu'une collectivité prenne en charge la gestion du projet». Les premiers travaux devraient être engagés à partir du deuxième semestre 2011.
Les deux prisons du quartier Perrache feront l'objet, début 2010, d'un appel d'offres portant sur leur mise en vente. Les intéressés auront quatre mois pour remettre leurs propositions.