Favoriser la mobilité de ses salariés: une préoccupation qui n'est pas nouvelle. En remplaçant le chèque transport, institué sans grand succès en 2007, par la prime aux transports, François Fillon l'a remise en lumière. Si le nouveau dispositif est obligatoire, l'employeur peut cependant aller plus loin sur ce terrain. Et faire de la prise en charge des trajets, un levier de motivation auprès de ses salariés.
Rembourser davantage
Rappelons le principe de la prime aux transports. Établi dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale, ce dispositif lancé début 2009 touche aux frais de déplacement entre la résidence habituelle et le lieu de travail des salariés. Les utilisateurs des transports collectifs (tramways, bus, métro, etc.) ou de vélos en libre-service (Vélo'v, Vélib, Bicloo, etc.) mis en place par les collectivités bénéficient d'une participation de l'employeur. Cette prise en charge du prix des titres ou des abonnements souscrits s'effectue à hauteur de 50% du coût. Le chef d'entreprise peut cependant décider d'accorder des remboursements plus importants. Ou de couvrir, de son propre chef, des frais de carburant ou d'alimentation électrique pour l'utilisation par le salarié de son véhicule personnel. Dans tous les cas de figure, la mention du montant de la prise en charge doit figurer sur le bulletin de paie. Quand il est soutenu par l'employeur, ce coup de pouce au pouvoir d'achat reste séduisant.
Dans un contexte de difficultés économiques, les frais de déplacement pèsent d'autant plus sur le budget des salariés. D'où le lancement, l'an passé, d'une prime aux transports.