Éric le Jaouen, président du Medef Loire, l'a assuré lors de ses voeux à la presse : le syndicat patronal « est et restera en état d'urgence car les entreprises sont en difficulté ». Sans aller dans la rue, le Medef a durci le ton depuis quelques mois, pour coller aux attentes de ses adhérents, de plus en plus remontés. « Nous voyons naître des mouvements revendicatifs comme les poussins, les dupés, les tondus... Plutôt que de créer leur propre groupe, je les invite fortement à rejoindre les organisations professionnelles car ce sont elles qui sont le plus à même de défendre leurs intérêts », a lancé Éric le Jaouen. Pour prouver son engagement aux côtés des entreprises, il a d'ailleurs profité de la présence, dans la salle, de Gaël Perdriau et Gilles Artigues, candidats aux municipales, pour faire passer le message concernant la fiscalité locale. « Nous sommes dans une situation d'urgence qui ne vous permet plus d'alourdir la fiscalité locale », a-t-il prévenu en direction des élus.
Rapprochement
Éric le Jaouen a également annoncé un rapprochement avec le Medef Roanne via un délégué général commun (Daniel Brechignac), afin d'offrir un niveau de service égal à toutes les entreprises quel que soit leur emplacement géographique. « La situation économique de la Loire ne permet plus aujourd'hui de laisser perdurer les querelles entre le sud et le nord du département. Nous devons tourner la page. » Et de lancer comme une boutade, probablement à l'attention d'André Mounier, président de la CCI de Saint-Étienne, assis juste en face de lui : « Je ne comprends pas qu'on puisse être moins fâché avec Roanne qu'avec Lyon... » Bref, le Medef entend montrer l'exemple. Autre rapprochement évoqué à l'occasion de ces voeux, celui touchant à la CGPME. « Tout ce qui peut aller dans le sens de l'unité patronale est une bonne chose. Ceci étant, pour se rapprocher, il faut être deux... »
Le Medef Loire présentait ses traditionnels voeux à la presse, le 9 janvier dernier. L'occasion de faire quelques mises au point...