Patrice Cauvet,
président du Prides Finances & conseil Méditerranée, et directeur régional de la CIC
Vous venez de prendre la présidence du Prides Finances & conseil Méditerranée. Dans quelle logique s'inscrit cet engagement?
Je faisais partie du comité de direction du Prides depuis deux ans. Cette prise de mandat s'inscrit par conséquent dans le prolongement naturel de mon engagement. Issu d'une banque traditionnellement tournée vers les entreprises, cette action fait partie de ma culture.
Quelle impulsion souhaitez-vous donner à l'action du Prides?
Je souhaite oeuvrer dans la continuité de ce qui est l'essence même de la mission de Finances & conseil Méditerranée: réunir les compétences de différents métiers - banques, experts-comptables, avocats, commissaires aux comptes... - au service du développement des TPE et des PME de la région, tous secteurs d'activité confondus, en favorisant les échanges avec les pays de l'autre rive de la Méditerranée. Nous agissons auprès des entreprises directement, mais aussi de façon transverse en organisant régulièrement des rendez-vous d'information sur des thématiques très concrètes, en collaboration avec d'autres Prides et réseaux partenaires. Par ailleurs, nous travaillons avec une cinquantaine d'experts confiance implantés au Maroc, en Tunisie et en Algérie, qui sont susceptibles d'accompagner les entreprises de Paca dans leur développement au Maghreb. Nous y organisons également des missions "pays".
Les "printemps arabes" ont-ils eu des conséquences sur ce positionnement de l'autre côté de la Méditerranée?
Il est vrai que dans un pays comme la Tunisie, certains de nos interlocuteurs, notamment institutionnels, ont changé. Il nous a fallu reconstituer des relations, rebâtir des échanges. Mais globalement, il n'y a pas eu de rupture. Nous souhaitons désormais renforcer et consolider nos liens dans ces pays, tout en construisant de nouvelles relations avec le Liban.
- TROIS QUESTIONS