Port : Terminaux méthaniers en débat

Port : Terminaux méthaniers en débat

Trois mois de débats publics ont été engagés début septembre dans deux nouveaux projets de terminaux méthaniers sur les terrains du Grand port maritime de Marseille. Des discussions qui s'annoncent houleuses. Détails.

La toute première réunion publique s'est tenue le 9 septembre et la dernière se déroulera le 14 décembre. Durant trois mois, deux nouveaux projets de terminaux méthaniers situés sur les terrains du Grand port maritime de Marseille vont ainsi être expliqués et débattus dans les communes concernées par les implantations : Fos-sur-mer, Port de Bouc, Istres et Port-Saint-Louis du Rhône. Les deux dossiers portent sur le prolongement de l'exploitation du terminal méthanier de Fos-Tonkin et sur la création d'un nouveau terminal méthanier, baptisé Fos Faster. La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a décidé d'organiser simultanément deux débats publics du fait de la proximité des enjeux industriels et de la localisation des projets. Le compte-rendu et le bilan du débat public par projet seront publiés dans les deux mois qui suivront la clôture des discussions. Ensuite, dans les trois mois suivant la publication du bilan seront prises la décision du principe et des conditions de la poursuite des projets par les autorités responsables. Sur le terminal de Fos Tonkin, l'un des plus anciens de France - il date de 1972, ndlr - Elengy, filiale de GDF-Suez, envisage la construction d'un nouveau réservoir et d'un nouvel appontement. Un investissement de 430 M€ qui permettra de prolonger l'activité du site pour une période de vingt ans, au-delà de 2014.




Environnement sensible

Le second projet, celui de Fos Faster, est porté par la société Fos Faster LNG Terminal, basée à Aix-en-Provence, qui associe Vopak LNG et la société des pétroles Shell, à hauteur de 90% et 10%. La capacité initiale envisagée pour Fos Faster est de 8 milliards de mètres cubes, soit deux réservoirs et une jetée. Le projet se situera sur une zone remblayée au Sud du terminal minéralier du Caban. «L'exploitation d'un terminal méthanier ne génère ni trafic routier, ni émission polluante dans l'atmosphère. Le choix du site a pour vocation d'éviter tout impact sur les autres activités locales, qu'elles soient liées à l'industrie, à la pêche, à l'élevage des moules ou aux activités de loisirs», précise le maître d'ouvrage Fos Faster. L'environnement est en effet un sujet sensible dans ce secteur où les riverains sont très actifs. Le terminal de Fos Cavaou (GDF Suez et Total), autorisé à exploiter par la préfecture des Bouches-du-Rhône, a ainsi été frappé par une décision du tribunal administratif de Marseille qui a annulé en juillet dernier l'arrêté préfectoral à la suite d'un recours de l'Association de défense et de protection du littoral du Golfe de Fos. Le tribunal a jugé que l'étude d'impact et de risques comportait d'importantes lacunes. Les deux terminaux s'ajoutent donc à Fos Cavaou et devraient permettre au GPMM de viser la place de numéro deux européen en GNL (gaz naturel liquéfié).




www.debatpublic-methaniers-fos.org