Rouen
Port-Jérôme : Près de 10 M€ pour les accès ferroviaires
Rouen # Services # Investissement

Port-Jérôme : Près de 10 M€ pour les accès ferroviaires

infrastructures portuaires. Le port fluvial du complexe petro-chimique Lillebonne investit pour créer une véritable plateforme multimodale.

Jean-Claude Weiss, président de la Communauté de communes Caux-Vallée de Seine (CVS), et Philippe Deiss, président du Grand Port Maritime de Rouen (GPMR), ont signé début septembre une Convention relative à la phase 3 de l'aménagement de la plateforme logistique Port-Jérôme 2. Pour un investissement voisin de 9 millions d'euros, l'opération consiste à réaliser un bouclage multimodal de cette zone logistique de 200 ha bordée par le terminal portuaire de Radicatel, à l'aval du complexe pétrochimique de Notre-Dame de Gravenchon qui s'est développé autour de la raffinerie Exxon-Mobil.




Un « périphérique » en bord de Seine

Les travaux vont consister à moderniser et adapter les infrastructures ferroviaires et routières existantes pour constituer un véritable « périphérique » directement connecté aux réseaux magistraux (ligne ferroviaire Paris-Rouen-Le Havre, autoroutes A 13, A 15, A 28, A 29). Les entreprises implantées sur le site pourront ainsi rationaliser leurs flux logistiques en choisissant le mode de transport terrestre le mieux adapté. Cet aménagement devrait être achevé à l'été 2014. Déjà très affirmée avec les terminaux maritimes (6,72 Mt de trafic dont 300.000 conteneurs EVP en 2012) et fluviaux (700.000 t) et l'intégration du complexe pétrochimique au réseau européen d'oléoducs, la multimodalité de Port-Jérôme 2 devrait constituer un atout majeur de sa compétitivité au sein de l'ensemble Haropa. Le logisticien belge Katoen Natie y a déjà implanté plusieurs entrepôts et l'aménageur Panattoni a pris une option de 11 ha. « Avec 145 ha disponibles immédiatement, Port-Jérôme 2 constitue la plus grande réserve foncière homogène disponible en France », affirme Co-Seine Développement, l'organisme chargé par CVS de sa commercialisation. D'autant plus attractive que les terminaux de Port-Jérôme (utilisés par Mobil et BENP/Tereos/Senalia) et de Radicatel (opéré par Roll Manutention, filiale de Katoen Natie) sont désormais accessibles aux navires de 11,70 m de tirant d'eau est déterminant dans l'évolution du site. Gérés par le GPMR, ils s'étendent en front de Seine d'environ 5 km. « Des perspectives de développement dans le domaine du transport maritime à courte distance et de la logistique industrielle et portuaire s'offrent au site industrialo-portuaire de Port-Jérôme » souligne de son côté Jean-Claude Weiss qui rappelle que « la gestion des risques industriels, la sûreté des personnes et des installations sont dans la culture de notre territoire qui abrite déjà plusieurs établissements classés Seveso ».

Rouen # Services # Investissement