Rouen
Port de Rouen : Le maillon fort!
Rouen # Investissement

Port de Rouen : Le maillon fort!

La crise du trafic mondial aura eu en 2009 une saveur toute particulière pour le Grand Port Maritime de Rouen. Seul port français à afficher des résultats positifs au terme d'une année marquée par la mise en oeuvre de la réforme portuaire, le port de la capitale normande progresse de +2,8%, en partie grâce à sa spécificité céréalière, mais pas uniquement. Autorités portuaires et entreprises voudraient bien capitaliser sur ces bons résultats pour faire de Rouen et de l'axe Seine un acteur portuaire majeur en Europe. Dossier réalisé par Guillaume Ducable et Sébastien Colle

C'est dans un grand restaurant parisien, accompagné du maire de Rouen et vice-présidente du conseil de surveillance du GPMR (Grand port Maritime de Rouen) Valérie Fourneyron, que le port de la capitale haut-normande a présenté cette année ses résultats. Un événement pas si anecdotique que cela qui montre la volonté de la place portuaire rouennaise de capitaliser sur ses bonnes performances enregistrées en 2009.




Rouen, «barycentre» de la logistique française!

Dans une conjoncture globalement défavorable à l'ensemble de ses concurrents français et européens, l'occasion était trop belle d'afficher sa singularité. C'est en substance le discours que Philippe Dehays, le président de l'Union portuaire rouennaise (UPR), a tenu pour convaincre les autorités portuaires ainsi que le président du conseil de surveillance Alain Bréau (Mory Group) d'organiser cette rencontre parisienne. Seul port français en croissance (+2,8%) en 2009, Rouen sort du lot et veut y voir les signes d'un avenir radieux. «L'axe Seine est devenu le barycentre de la logistique française», explique Alain Bréau, et Rouen, à mi-chemin entre l'Ile-de-France et l'Estuaire jouit d'un positionnement stratégique. Un atout essentiel selon lui pour asseoir le développement du port sur les marchandises diverses.




«Des marges de progression considérables»

Premier port céréalier d'Europe, Rouen cherche de nouveaux axes de croissance. Et sa localisation géographique doit l'y aider: «Le pré et le post-acheminement sont un point clé de la compétitivité des ports», assure le président du conseil de surveillance. «Et ce n'est pas un hasard si les grands ports du Nord de l'Europe sont également sur des fleuves», Anvers, Hambourg et Zeebrugge en tête. Des ports dont un tiers des trafics en moyenne passe par la voie fluviale. Un chiffre encore très loin de la réalité française et qui fait dire à Alain Bréau qu'il y a là «des marges de progression considérables!» Bref, «après avoir vécu dansla spirale du déclin, nous devons amorcer la spirale de la reconquête des trafics», martèle Alain Bréau. Avec pour leitmotiv: «Récupérer la valeur ajoutée qui est stupidement perdue aujourd'hui!» lorsque les marchandises consommées en France transitent par des ports étrangers.

Rouen # Investissement