Port à vocation mixte mêlant activités ostréicoles et de plaisance, le port de La Teste devrait, dans les années à venir, connaître un nouveau souffle. Gestionnaire des ports départementaux depuis les années 80, le Conseil général de Gironde s'est mis en quête de porteurs de projets à qui seraient confiées des autorisations d'occupation temporaire (AOT) sur une zone d'environ 4 ha sur la partie ouest du port de La Teste. Idéalement située près d'Arcachon, au pied du plan d'eau et du canal de la Canalette, « cette zone apparaît comme un beau terrain de jeu pour créer de l'activité économique et structurer une filière nautique », indique Frédéric Perrière, directeur général adjoint chargé des services techniques au Conseil départemental de la Gironde. Actuellement, seule la société Grand Chantier des Prés Salés assure sur cette zone un travail d'entretien, de réparation et d'hivernage de bateaux. Une activité qui au fil des ans, a pris ses aises sur les terrains départementaux alentours.
Premier objectif : optimiser l'espace
« L'idée est d'optimiser cet espace et d'accueillir d'autres sociétés de la filière maritime et ce, dans des conditions économiques favorables. Beaucoup de petits artisans, sur le Bassin, ont en effet des difficultés pour trouver des emplacements près du plan d'eau à des loyers modérés, explique Bruno Lapierre, chef de service portuaire durable au Département. Par ailleurs, nous avons identifié un besoin croissant des plaisanciers, qui sont de moins en moins bricoleurs, de recourir à des services d'entretien, réparation... ». Créer une devanture commerciale le long de la route départementale, porter un projet immobilier soit par la modernisation du hangar actuel ou la construction d'un bâtiment neuf - avec possibilité d'ouvrir des droits réels -, fédérer des entreprises ou artisans intéressés... Tel a été ainsi l'objet de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé en février dernier par le Conseil général pour la création, sur une zone de 20.000 m², d'un véritable pôle de services dédié au nautisme. « Fin mars, huit sociétés ont remis leurs projets, ce qui montre un réel intérêt pour la zone. Un premier comité de sélection se tiendra en début d'été. Plusieurs projets devraient être présélectionnés, faire l'objet de débats et dialogues, et d'une demande par la suite d'un business plan plus précis », annonce Frédéric Perrière.
Quatre candidats pour la création d'un port à sec
Outre cette zone de services, le coeur de la dynamisation de la zone consiste en la création d'un port à sec de 600 places sur 12.000 m². « Avec 15 ans d'attente environ dans les ports départementaux pour obtenir une place au mouillage et 50 ans pour le port d'Arcachon, la création d'un port à sec permettrait de répondre à une forte demande », justifie Bruno Lapierre. De fait, quatre candidats ont ainsi postulé en mars à l'appel à candidature lancé par le Département, pour réaliser des investissements (rails de stockage, systèmes de mise à l'eau, ponton flottant, club-house...) et assurer la gestion - en fixant ses propres tarifs - de ce futur port à sec. Néanmoins, pour ces deux projets, le calendrier reste encore flou. « L'important est avant tout de s'assurer de projets pérennes basés sur un vrai développement économique de la zone, l'AOT étant délivrée sur une période de 30 ans », précise le Conseil général.
Près d'une dizaine d'entreprises ont postulé au projet de dynamisation du port de La Teste-de-Buch pour la création d'un pôle de services dédiés au nautisme et l'implantation d'un port à sec de 600 places.