Pôles de compétitivité : L'État fixe un nouveau cap

Pôles de compétitivité : L'État fixe un nouveau cap

Le contrat qui lie l'État et les entreprises autour des pôles de compétitivité est arrivé à échéance. Pour le renouveler, élus et représentants ont signé début juillet un nouveau contrat de performance pour la période 2009-2011. Cette seconde phase devrait responsabiliser davantage les pôles en les incitant à justifier leurs résultats.

«Il n'y a pas de territoires sans avenir, que des territoires sans projets.» C'est à l'occasion de la signature des nouveaux contrats de performance le 6juillet dernier que Marc Challéat a souhaité rendre hommage, depuis la préfecture du Rhône, aux différentes actions portées depuis trois ans par les onze pôles de compétitivité rhônalpins. En présence du président de la Région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, du préfet de l'Isère et des représentants des pôles concernés, le secrétaire général aux Affaires régionales de la préfecture a ainsi rappelé que «338 projets de R & D ont été financés en Rhône-Alpes grâce au soutien de l'État, des collectivités et de l'Europe, pour un montant avoisinant 1,6 Md€». Ces contrats de performance font suite à l'évaluation positive des pôles publiée en juin2008. Ils s'inscrivent dans la toute nouvelle phase dite ?Pôles 2.0? développée par le gouvernement pour la période 2009-2011. Véritable feuille de route stratégique, ce contrat passé entre les pôles de compétitivité et l'État vise en fait à responsabiliser plus fortement l'ensemble des acteurs des pôles français en les incitant à définir clairement leurs objectifs et à justifier leurs résultats. En Rhône-Alpes, les pôles Arve Industries, Axelera, Imaginove, Lyon Urban Truck & Bus, Lyonbiopôle, Minalogic, Plastipolis, Techtera et Tenerrdis sont directement concernés par ces nouvelles mesures.




1,5Md€ affecté sur trois ans

Avec 3.600 entreprises employant 50.000 personnes, 4.600 chercheurs et 20% des financements publics nationaux, la région Rhône-Alpes tire un bilan globalement positif de sa politique en matière de compétitivité. Jean-Jack Queyranne a néanmoins rappelé sa volonté de «favoriser l'emploi durable et de continuer à ouvrir les entreprises à l'international», alors que près d'un tiers du chiffre d'affaires de la région émane déjà des exportations. Il a également pointé les difficultés et les progrès à réaliser en matière de formation et de collaboration entre les différents pôles. Autre volet de cette deuxième phase: la mise en place de plates-formes d'innovation devrait permettre aux acteurs (entreprises, centres de recherche et organismes de formation) de mener leurs projets en renforçant de manière significative leurs moyens (équipements et moyens humains). «La chimie verte, le textile technique, les nouveaux véhicules, la micro-informatique et les énergies renouvelables sont les marchés de demain, a rappelé Jean-Jack Queyranne. Il est urgent de se doter d'instruments qui permettront de favoriser le rebond économique.» Avec 1,5Md€ affecté sur trois ans pour l'ensemble du programme, le gouvernement entend ainsi booster l'effort d'innovation des entreprises françaises.