Pôles de compétitivité : Les bons et les mauvais élèves

Pôles de compétitivité : Les bons et les mauvais élèves

Les 71 pôles français ont été évalués par le consortium BearingPoint - Erdyn - Technopolis IT. Verdict : quatre des sept pôles de la région peuvent mieux faire.

Si les conclusions des évaluateurs des pôles de compétitivité menées de décembre 2011 à avril 2012 sont «dans leur ensemble positives», selon le gouvernement, certains patinent encore, notamment dans la région.










Les «très performants»

Parmi les 20pôles français les plus performants, deux du Nord- Pas-de-Calais se démarquent: I-Trans et Aquimer. Le premier, dédié aux transports durables et très actif depuis juillet 2005, totalise 157 projets labellisés pour un montant de969millions d'euros. Dans la région ferroviaire et automobile par excellence, ses acteurs s'en félicitent. Ils sont en bonne voie pour construire le premier pôle européen à visibilité mondiale pour les systèmes de transports ferroviaires et guides, et contribuer à l'intégration de l'automobile dans les chaînes multimodales durables. Objectif: répondre aux enjeux internationaux de la mobilité des personnes et des marchandises. Bonne note aussi pour le pôle Aquimer qui relève la tête de l'eau après avoir été placé deux fois dans la balance ces dernières années.




Les «performants» Le pôle Nutrition Santé Longévité (NSL) est le seul nordiste dans la catégorie des «performants». La filière est porteuse.

Les «moins performants» Quatre des sept pôles nordistes font partie des «moins performants» et soulèvent incompréhension et grogne de la part de leurs acteurs qui dénoncent le flou entourant les critères d'évaluation. Maud, Picom (industrie du commerce), Up-Tex et Team² font figure de mauvais élèves. Labellisé en mars 2010, Team² a pour lui sa jeunesse. Avec 200entreprises impliquées dans le pôle sur les 300 existantes dans la région, il devra confirmer également sur un échiquier national.

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