Verra-t-on s’unir un jour les forces françaises de la cosmétique et du parfum au sein d’un même cluster ? La question reste posée. Le projet de fusion des pôles de compétitivité PASS et Cosmetic Valley, qui devait intervenir avant la fin 2015, « est encore à l’étude », indique Philippe Claud, directeur du cluster grassois PASS.
En mars dernier, un accord de partenariat portant sur la gouvernance avait bien été conclu, laissant penser que les parties étaient bien avancées. Mais depuis, les négociations patinent. Au point qu’en octobre, le futur ex-député et président de la region PACA Christian Estrosi s’en était ému, appelant Emmanuel Macron à « favoriser les conditions d’une fusion équilibrée entre les deux pôles ». Un équilibre difficile à trouver entre le puissant Cosmetic Valley avec ses 800 membres, parmi lesquels figurent les plus grandes marques françaises du secteur, étendu sur trois territoires (Centre, Haute-Normandie, Ile de France) et le petit poucet PASS, 165 adhérents, représentant l’amont de la filière, l’industrie des arômes et des ingrédients. « Tout rapprochement impose des concessions, notamment en termes de répartition des tâches, et nous oblige à repenser les organisations. Or, l’éloignement des deux territoires ajoute à la difficulté. »
Dans le cas d’un échec, le pôle PASS se verra-t-il sacrifié sur l’autel des restrictions budgétaires ? Philippe Claud réfute. « L’incertitude pèse sur tous les pôles, petits, moyen ou gros, tous sont confrontés à une forte pression économique. Pour autant, le pôle PASS perdurera, ne serait-ce que par la labellisation régionale PRIDES ». A suivre...
Pour en savoir plus :
Safe. L'union des pôles Risques et Pégase
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