Fraîchement nommé, Rémi Caron, le préfet de région n'aura pas manqué de rappeler les principes qui ont guidé l'action du gouvernement dans l'établissement de son plan de relance: «les opérations retenues sont celles susceptibles de démarrer en 2009».
Des crédits déjà inscrits au CPER?
«On n'a pas inventé d'idées nouvelles», concède le représentant de l'État, «mais c'est la nature même du plan de relance que de mettre de l'argent dans des projets connus». Avec pour principal objectif d'agir comme «un accélérateur», en espérant un effet d'entraînement profitable aux entreprises et à l'emploi. Un choix qui n'est pas du goût de la majorité régionale PS et à propos duquel son leader, Alain Le Vern, évoque «des crédits recyclés». Car au-delà du contenu et des mesures proprement dites, on peut objecter que certains crédits affectés au titre du plan de relance sont déjà inscrits dans le CPER (contrat de plan Etat-Région) pour la période 2007-2011. Si la préfecture reconnaît qu'un peu plus de la moitié des projets retenus entrent dans ce cas de figure, Rémi Caron préfère insister sur le presque doublement de la part contributive de l'État sur l'année, additionnant les 61M€ en moyenne annuelle au titre du CPER et les 56M€ de crédits de paiement engagés pour 2009 dans le cadre du plan de relance (auxquels s'ajoutent les 20M€ abondés par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du MEEDAT dirigé par Jean-Louis Borloo). Grands gagnants, les deux ports duHavre et de Rouen héritent respectivement de 7,5M€ affectés aux nouveaux postes à quai de Port 2000 et 6M€ pour les aménagements du boulevard Maritime et du terminal container de Moulineaux.
Guillaume Ducable
70M€ d'autorisations d'engagement! C'est le montant de l'enveloppe du plan de relance dédiée à la Haute-Normandie, dont 43% seront consacrés aux infrastructures de transports.