En 2021, Cadentia Group (15 salariés, CA 2025 : 3,50 M€) quittait des locaux de 200 m² pour s’installer dans ses locaux actuels de 700 m² à Aubagne. En septembre, il y ajoutera un entrepôt de 1 000 m² loué à proximité. Et il se lance dans la construction d’une nouvelle usine de 3 600 m² à La Ciotat. Pourquoi ce besoin d’espace ?
Nos activités progressent et se diversifient. Dans la parfumerie, qui représente 90 à 95 % de notre chiffre d’affaires, notre marque historique Jean d’Aigle (30 % de l’activité parfumerie, NDLR) a été refondue l’an dernier et le travail commercial se poursuit tandis que la demande d’accompagnement dans la création et la production en marque blanche (70 % de l’activité parfumerie, NDLR) progresse. Et notre offre s’étend puisque nous lançons une solution de personnalisation accessible à partir de seulement 50 unités produites. Dans la cosmétique, où nous sommes beaucoup moins présents, nous allons proposer une nouvelle gamme de produits d’hygiène sous notre marque Laboratoires Cadentia. Le local qu’on loue à proximité de notre siège et de notre unité de production, à Aubagne, doit donc permettre de répondre à ces développements et de réorganiser la chaîne de production, en attendant la construction de notre usine à La Ciotat, qui représente 4 à 6 millions d’euros d’investissement. Le terrain est réservé, nous allons déposer le permis de construire et espérons nous y installer à horizon 2028.
Quelle sera la vocation de cette usine ?
Nous souhaitons y produire toute la partie hygiène/cosmétique, de A à Z. Nous commençons par faire de l’assemblage sur ces produits à Aubagne, en recevant de la cosmétique formulée que l’on va parfumer. Mais à terme, nous ferons tout, des matières premières au conditionnement en passant par la formulation, à La Ciotat. Et au-delà de notre gamme Laboratoires Cadentia, nous pourrons aussi proposer des productions en marque blanche, comme pour les parfums.
Pourquoi vous tournez-vous vers la cosmétique ?
Nous sommes historiquement positionnés sur la parfumerie mais avec le Covid et le besoin en gel hydroalcoolique est née une autre activité. Nous avons d’abord développé des gels parfumés à la fleur d’oranger, puis en 2023 nous avons créé une première gamme d’hygiène : brume, spray buccal, déodorant, crème pour les mains, avec un packaging rechargeable et recyclable. Cela nous a permis d’être présents dans un millier de pharmacies et parapharmacies, qui offrent un maillage dense avec 20 000 officines en France, donc d’importants débouchés. Nous souhaitons désormais capitaliser sur ces portes que l’on a déjà ouvertes, en ajoutant de nouvelles fonctions comme le gel douche, le shampooing ou le dentifrice, toujours en privilégiant des senteurs originales puisque c’est notre cœur de métier, mais aussi une dimension écoresponsable.
Les pharmacies et parapharmacies sont aujourd’hui les seuls canaux en croissance dans la beauté, avec des officines qui se tournent de plus en plus vers la parapharmacie pour faire du chiffre d’affaires, dans un contexte de déremboursement des médicaments.
Quels sont vos objectifs avec ces produits ?
Nous raisonnons en termes de distribution, pas de chiffre d’affaires. L’objectif étant d’être présents dans 2 000 pharmacies fin 2027, puis 3 000 en 2028 et enfin 5 000 d’ici 3 à 4 ans. C’est le nombre de points de vente pour une marque disposant d’une très bonne couverture.