Dans un contexte économique dégradé pour les groupes pétroliers - une table ronde sur l'avenir du raffinage réunissant les différents acteurs du secteur s'est d'ailleurs tenue mi-avril à Paris- l'année 2009 «a été difficile», indique-t-on chez Petroplus. Le groupe affiche un chiffre d'affaires de 14,8M€, en recul de 30%. «Ce qui nous incite à être plus sélectifs dans notre politique d'investissements». Avec une production de 85.000 barils par jour, la raffinerie de Reichstett, qui emploie 270 salariés et une centaine de collaborateurs externes, est une des plus petites du groupe. La baisse constante de la consommation, mais aussi à l'arrêt trois mois durant de la production, suite à un incident survenu sur le pipeline alimentant la raffinerie en fin d'année, ont plombé un peu plus sa rentabilité en 2009 indique la direction. Celle-ci a cependant mis à profit cet arrêt pour initier la première phase de maintenance et de modernisation (obligatoire tous les six ans) du site. Malgré sa volonté de s'en séparer, elle y poursuit les investissements prévus cette année. La deuxième phase de travaux, d'un montant de 10M€, aura lieu en juin. Claude Philipponneau, président de Petroplus France s'est engagé à revenir auprès des représentants du personnel à la rentrée de septembre. D'ici là, il espère que de potentiels repreneurs auront manifesté leur intérêt. Sinon, une fermeture du site pourrait être envisagée. «Mais aucune décision ne sera prise avant la fin de l'année». Un comité de veille a été mis en place par les élus du CE et les délégués syndicaux.
Le groupe pétrolier Suisse Petroplus a annoncé sa volonté de mettre en vente la raffinerie de Reichstett, qu'elle avait rachetée à Shell en 2008.