Perspectives : Et si on ouvrait toute l'année !

Perspectives : Et si on ouvrait toute l'année !

Emballées par l'expérience réussie des JNPO, de plus en plus d'entreprises décident d'ouvrir leurs portes toute l'année.

Badoit, Hugo Soie, Pasquier Auga, OI Manufacturing, Saint-Gobain Emballage, la Verrerie de Saint-Just... Bon nombre d'entreprises ligériennes n'ont pas attendu les JNPO pour ouvrir leurs portes au public... Et ce toute l'année! La raison? «Les gens découvrent que nous sommes à la pointe de la technologie et de l'innovation. Ils repartent contents et si en plus ils décident plus tard d'acheter une piscine...», commente Jean-Louis Desjoyaux. Ouvrir ses portes toute l'année serait donc un bon moyen d'accélérer son business? «Ce n'est pas mesurable, mais c'est une évidence», ajoute le P-dg des Piscines Desjoyaux, qui a mis cette pratique en place dans son entreprise il y a cinq ans. Se rapprocher de ses clients, marquer leurs esprits pour développer à terme les ventes, c'est ce qui a poussé Les Confituriers du Vieux Chérier à franchir le pas cette année. Depuis l'expérience réussie des JNPO l'an passé, le dirigeant de la petite PME de Chérier a décidé de profiter de cette nouvelle édition pour lancer des visites toute l'année.










Effet de levier et retombées directes

«Pour nous qui ne travaillons qu'avec des revendeurs, cela nous permet d'avoir un contact direct avec nos consommateurs et d'avoir un retour sur nos produits. C'est aussi un bon effet de levier pour acquérir de nouveaux clients et fidéliser les autres», explique Philippe Doron, dirigeant des Confituriers du Vieux Chérier. Fromager et maître affineur de renom, Hervé Mons a lui aussi décidé de profiter de la nouvelle édition des JNPO pour lancer des visites dégustation et des visites thématiques toute l'année. «Jusqu'à présent, l'entreprise n'était pas vraiment adaptée pour la visite client. Depuis, j'ai repris un vieux tunnel ferroviaire en pierre à Ambierle pour le transformer en cave d'affinage. Il ouvrira à l'occasion des JNPO», explique Hervé Mons. Et d'ajouter: «Les visites nous permettront de satisfaire la curiosité de nos clients. Ils pourront se rendre compte de notre engagement avec la filière en amont et seront ainsi rassurés sur la qualité de nos produits. C'est fait pour être ludique, mais aussi pour gagner de l'argent puisque l'idée est ensuite de les orienter sur les boutiques où ils retrouveront nos produits». À cet effet de levier difficilement quantifiable peuvent s'ajouter des retombées plus directes. À raison de 4€ par visite et de 28 groupes dans l'année, plus les dépenses sur son point de vente usine, le dirigeant des Confituriers du Vieux Chérier, Philippe Doron, espère engranger près de 9.700€ en 2.010, soit tout de même 5% du CA de l'entreprise.