« Ce n’est pas un label de boy-scout », a déclaré Paul de Montclos, le PDG de Garnier-Thiébaut, à Gérardmer, dans les Vosges, lors du lancement du label « France Terre Textile ». L’idée de ce nouveau label couvrant l’ensemble du territoire français est de faire de « l’origine contrôlée » sur les produits de la filière textile : 75 % des opérations de productions devront être réalisées en France, avec un contrôle annuel des entreprises membres. L’idée a germé dans les Vosges, avec le label « Vosges Terre Textile », lancé pour les entreprises du massif en 2011. Avant d’être décliné en Alsace, dans le Nord et en Auvergne-Rhône-Alpes.7
Pour le PDG de Garnier-Thiébaut, l’étiquetage « Made In France » est un outil qui ne recoupe plus la réalité de la filière textile d’aujourd’hui : en valorisant la partie aval de la production, la confection, il oublie que le tissu, la teinture ou encore des impressions d’un vêtement confectionné en France peuvent avoir été réalisés partout dans le monde. Ce label devra permettre de « garantir une traçabilité totale aux consommateurs et aux donneurs d’ordre », détaille Paul de Montclos. Les 60 membres agréés du label représentent 5 000 emplois et un chiffre d’affaires de 600 millions d'euros, dont 47 % à l’export. En France, la filière textile regroupe 550 entreprises, 57 000 emplois, pour un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros.