Patrimoine : Les placements gagnants pour 2009

Patrimoine : Les placements gagnants pour 2009

En faisant plonger en flèche les marchés, la crise financière a détruit toutes les certitudes. Pour la plupart des épargnants, l'année 2008 restera une année noire et amène une grande question: que faire aujourd'hui? Où effectivement placer son patrimoineà l'heure où la volatilité règne en maître? Le moins que l'on puisse dire, c'est que la prudence est plus que jamais érigée en règle d'or. Même si la période actuelle ouvre quelques opportunités. Dossier réalisé par Simon Janvier et Stéphane Vandangeon

Avec la crise financière mondiale, les investisseurs sont entrés dans une nouvelle ère. Celle de la volatilité et de l'incertitude. En 2008, avec l'effondrement des Bourses mondiales, il fallait miser sur le monétaire dont les rendements ont pu atteindre jusqu'à 4,20% ou sur les fonds en euros des assurances-vie. Faut-il encore se fier à ces placements cette année? C'est loin d'être sûr. «La baisse des taux de la Banque centrale européenne, qui devrait encore se poursuivre, et l'évolution de l'inflation devraient diminuer les rendements du monétaire. Je pense qu'on devrait être sur une performance inférieure à 2% cette année», explique Érick Cornevin-Hayton, directeur régional Ouest de Meeschaert Gestion Privée. La Bourse et l'immobilier demeurent eux aussi des placements très risqués. Pas question pour autant de désespérer. Les fonds en euros des assurances-vie pourraient rapporter 4,4% cette année, tandis que les fonds obligataires les plus performants pourraient tourner jusqu'à 6%, voire 8%. Quelques brèves éclaircies dans un océan d'incertitudes.




Prudence et retour aux fondamentaux

Si «le plus dur est clairement derrière nous», Pierre-Paul Cochet, directeur de LCL Banque Privée, à l'instar de l'ensemble des professionnels, appelle à la plus grande prudence pour les mois à venir. «Cette crise nous fait revenir à des fondamentaux dont personne n'aurait jamais dû sortir», appuie-t-il. La grande recommandation de l'année sera donc de s'interroger sur ses besoins en matière de patrimoine. «Le plus difficile est de prendre le temps de se poser les bonnes questions afin de savoir quels sont vraiment ses objectifs personnels», appuie Henry-Georges de Dreuzy, directeur Ouest de BGPI. À partir de là, l'investisseur sera véritablement en mesure d'appréhender la règle de base de tout bon gestionnaire de patrimoine: la gestion du risque. À chacun de déterminer précisément quels capitaux il est en mesure de placer sur un produit potentiellement rentable mais risqué et quels sont ceux qu'il devra garder au chaud. Meilleure assurance contre le risque: la diversification et ce, dès la constitution de son patrimoine. «Celui qui développe un patrimoine progressivement doit le placer progressivement. La gestion du patrimoine est tout sauf un coup de poker», insiste Henry-Georges de Dreuzy. Autres assurances possibles en ces périodes tumultueuses: la recherche de produits plus sécurisés et d'une information la plus précise possible sur ses placements: «Une frange de clientèle qui est prête à supporter des moins-values reste sur des produits financiers agressifs mais la tendance générale est effectivement plutôt à la recherche de produits sécuritaires. C'est dans cette période que nos clients ont besoin d'information sur l'articulation de leur patrimoine et sur les contreparties de leurs placements», explique Patrick Grognet, directeur de la banque suisse UBS à Nantes.